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CONTENU

L'ISLÂM ET LA VOİE DE SUNNA

Publications du Waqf Ikhlâs No: 1

  1-L'Islâm et la voie de Sunna

  2-Préface

  3-Ma'lûmat-i nâfia (Connaissances utiles)

  4-La croyance sunnite

  5-Imâm-i a'zam Abû Hanifa

  6-Les Wahhabites et la Réfutation d'Ahl-i Sunna

  7-Conclusion

  8-Soyons "Bon", Faisons Toujours Du Bien!

  9-Glossaire

10-Lettre

 
IMAM-I A’ZAM ABÛ HANIFA [ımâm-ı a’zam signifie aussi le très grand savant.]   “rahmatullahi taâlâ aleih”

Chemseddin Sâmi écrit dans son livre “Quamûs-al-a’lâm“:

“Le nom d’Imâm-ı a’zam Abû Hanifa est Nu’mân. Celui de son père est Thâbit. Le nom de son grand-père était aussi Nu’mân. Il était le premier des quatre Imâms d’Ahl-i sunnat. L’Imâm signifie le savant profond. Imâm-ı a’zam Abû Hanifa est un grand pilier de l’éclatante religion de Hadrat Muhammed “aleihissalâm”. Il est un descendant de l’un des notables Perses. Son grand-père avait accepté l’Islâm. Il naquit à Kufa en 80 de l’Hégire [698]. Il avait vu quelques uns qui étaient d’Ashab-i Kirâm [Compagnons du Prophète Muhammed “aleihissalam”], Anas bin Malik, Abdullah bin Ebî Avfa, Sehl bin Sa’d Sâ’idî et Abulfadl Âmir bin Vâsila, les quatre Sahabî. Il étudia la science de fıqh sous la direction de Hammad bin Ebî Suleyman. Il fut en compagnie de plusieurs notables de Tâbi’în et de Imâm-ı Djafar Sadık. Il apprit par coeur de nombreux hadiths. Il fut élevé comme un grand juge. S’il n’était pas un Imâm de madhhab, il aurait été un grand juge. Il avait une intelligence supérieure et étonnante. Dans les connaissances de fıqh, il atteignit un degré inégal en un court temps. Son nom, sa renommée furent connus dans tous les cotés du monde.

Marvân bin Muhammed, le dernier et le quatorzième calife des Omeyyades était le petit fils de Marvan bin Hakem. Il fut calife pendant cinq ans et tué en 132 de l’Hégire [en 750] en Egypte. Yézid bin Amr qui était le gouverneur d’Iraq à l’époque de son temps, proposa à Imâm-i A’zam la présidence de la Cour de Cassation de Kufa. Cependant, comme il avait beaucoup de zuhd[Ne pas vouloir d’avoir des possessions temporelles.], takva[Avoir peur de la Grandeur d’Allah. Pour cette raison, s’abstenir des harams.], vara[S’abstenir des conduites, n’étant clairement ni harâms [défendues], ni halâls [autorisées], au sujet desquelles il y a quelque doute pour savoir si elles sont harâms ou halâls.] et de même qu’il avait beaucoup de connaissances et d’intelligence, il le refusa. Il avait peur de ne pas être complètement capable de prendre soin des droits humains, à cause du cas de l’humanité. Sur l’ordre de Yazîd, il fut fouetté cent dix fois sur la tête. Sa tête bénie et son visage furent enflés. Le jour suivant, Yazîd le libéra, mais il le contraignit en répétant son offre. Imâm-ı a’zam lui dit de donner la permission et de le laisser pour réfléchir et consulter. Il alla à la Mecque bénie et il y séjourna durant cinq ou six ans.

Comme il refusa d’être le chef de la Cour Suprême d’Appel lequel avait été commandé par Abû Djafar Mansûr, le calife abbasside en 150 de l’Hégire [767], il fut mis en prison. Il fut fouetté dix coups de plus chaque jour suivant. Quand le nombre des coups de fouets eut atteint cents, il fut martyrisé. Abû Sa’d Muhammad bin Mansûr Harzami, l’un des vizirs [ministres] de Malikchah, Sultan Seldjukî, fit construire un monument magnifique sur la tombe de Hadrat Abû Hanifa. Par la suite, les empereurs Ottomans restaurèrent et embellirent plusieurs fois son tombeau. Malik Chah, le troisième Sultan Seldjukî, était le fils du sultan Alparslan [447-485] de l’Hégire.

Imâm-ı a’zam Abû Hanifa “rahmetullahi aleih” fut le premier qui compila et classifia les connaissances de fıqh et il écrivit les livres “Farâ’id” et “Churût”. Il y a d’innombrables livres rapportant sa connaissance étendue en fıqh, sa merveilleuse capacité en Kıyâs, sa supériorité abasourdissante en zuhd et takwa, en clémence et en droiture, il eut beaucoup de disciples, parmi eux, il y eut des grands mudjtéhids.

La madhhab Hanéfite s’étendit dans tous les côtés durant l’Empire Ottoman. Elle devint la madhhab officielle de l’Etat. Aujourd’hui, plus de la moitié des Musulmans sur Terre et la majorité des croyants Ahl-i sunnat font leurs ibâdats suivant la madhhab Hanéfite. L’écriture du livre “Kâmûs-ul a’lâm” s’achève ici.

Dans le livre “Mir’ât-ul-kâinat”, il est écrit:

Les ancêtres d’Imâm-ı a’zam sont issus d’une ville d’İran appelée Fâris. Son père Thâbit avait rencontré Hadrat Ali à Kufa et lui avait demandé une bénédiction sur lui et ses descendants. Imâm-ı a’zam était l’un des grands du Tâbi’în et il avait vu Anas bin Mâlik et trois ou sept ou plus d’Ashâb-ı kirâm. Il apprit d’eux des hadiths.

Dans un hadith communiqué par Imâm-ı Harizmî, avec l’attribution contiguée d’Abû Hureyra, il est dit: “Parmi mon ummat, quelqu’un appelé Abû Hanifa arrivera et sera, au jour du jugement dernier, la lumière de mon ummat”. Un autre hadith dit: “Un certain Nu’mân bin Thâbit appelé Abû Hanifa arrivera et rendra l’éclat à la religion d’Allah et à ma sunna”. Et un autre: “Dans chaque siècle il y aura des éminents dans mon ummat. Abû Hanifa sera le plus grand de son temps”. Ces trois hadiths cités ci-dessus sont écrits dans les livres “Mavdû’ât-ul-ulûm” et “Durrulmukhtâr”. Cet hadith suivant est aussi bien connu: “Dans mon ummat, un homme nommé Abû Hanifa arrivera. Il porte un grain de beauté entre les deux plats de l’épaule. Allah ravivera Sa religion par ses mains”.

“Dans la préface du livre “Durrulmukhtâr”, c’est écrit: “un hadith dit: “Comme le Prophète Adam était fier de moi, je suis aussi fier d’un homme parmi mon ummat nommé Nu’man et appelé Abû Hanifa. Il est la lumière de mon ummat”. Un autre hadith dit: “Les Prophètes sont fiers de moi, et moi je suis fier d’Abû Hanifâ. Celui qui l’aime m’aime aussi. Celui qui est hostile à lui m’est aussi hostile”. Ces hadiths sont écrits dans le livre “Al-Muqaddima”, écrit par le grand savant Abulleys-i Samarkandî et aussi dans “Takad’duma” qui est son commentaire. Dans la préface du livre Mukaddima, écrit par Ghaznavî, sont cités les hadiths louant Imâm-ı a’zam. Dans le livre “Diyâ-i ma’nevî”, un commentaire de ce dernier, Qadî Abulbekâ dit: Abulferedj Abdurrahman Ibnul Djavzî qui était sur la trace de Hatîbi Baghdâdî, dit mawdû au sujet de ces hadiths. Cependant sa remarque est du fanatisme, car ses hadiths sont transmis par divers intermédiaires”. Ibni Âbidîn, dans son commentaire du livre “’Durrulmukhtâr” prouve que ces hadiths ne sont pas mavdûs. A cette occasion, il cite le hadith suivant du livre “Hayrât-ul-hisân”, écrit par Ibni hadjer-i Mekkî: “L’ornement de la terre disparaîtra en cent cinquante [de l’Hégire]”. Le grand savant de fıqh, Chémsul aïmma Abdulgaffar Kerdérî, décédé en 562 de l’Hégire (1166), dit: “Il est évident que cet hadith fut dit au sujet d’Imâm-ı a’zam Abû Hanifa. Car il mourut en 150. Un hadith cité par Bûhârî et Muslîm dit: “Même si la foi [imân] va au planète Venus un descendant de Fâris ira la chercher”. Suyûtî, l’un des savants de la madhhab Chafi’îte, remarque: “Il a été unanimement communiqué que cet hadith concerne et réfère à Imâm-ı a’zam”. Nu’man Alûssî écrit dans le livre “Galiyya” que cet hadith démontre Abû Hanifa et que son grand-père était le descendant de Perse. Allâma Yûsuf, l’un des savants Hanbalite, cite dans son livre “Tanvirus Sahifa” le passage suivant d’Allama Abdulbarr, le qadî de Lisbonne en Portugal [autrefois Andalousie]: “Ne calomniez pas Abû Hanifa et ne croyez pas à ceux qui le calomnient! Je jure par Allah que je ne connais personne qui lui soit supérieur, qui ait plus de varâ que lui ou qui soit plus savant que lui. Ne croyez pas à ce que Hatîb-i Baghdadî dit! Il a trop fanatisme au sujet des savants islamiques. Il calomnia Abû Hanifa, Imâm-ı Ahmed et ses disciples. Les savants îslâmiques répondirent à Hatib et le critiquèrent. Le petit-fils d’Ibni Djavzî, Allama Yûsuf Chemseddin Baghdadî écrivit dans son livre à quarante volumes, appelé “Mir’ât-uz-zamân” qu’il était surpris que son grand père ait suivi Hâtib”. Ibni Abdulbarr naquit en 368 de l’Hégire [978] et il mourut à Jativa en 463 de l’Hégire [1071]. Imâm-ı Al Gazzalî, dans son livre “Ihyâ” loue Imâm-ı a’zam avec les termes tels que dévot, zâhid[Quelqu’un ayant beaucoup de zuhd.], ârif-i bi’llah[Une personne ayant compris qu’Allahu taâlâ ne pourrait pas être compris au moyen de l’intelligence.]. Ashâb-ı kirâm [Les Compagnons de notre Prophète] et plusieurs savants religieux parlèrent différemment l’un de l’autre. De temps en temps, ils furent en désaccord, entre eux, et chacun n’approuva pas ce que l’autre avait dit. Cependant, cela ne peut pas être considéré comme une incompatibilité. On ne pourrait pas non plus supposer qu’ils ne s’aimaient pas l’un l’autre. Les mudjtéhids “rahmetullahi ta’âlâ aleihim adjmaïn” étaient en désaccord avec les uns les autres en idjtihad pour la cause d’Allah, pour aider, servir la religion”. Dans la science de “Usûl-i hadith”, “Mawdû hadith” ne signifie pas faux, factice. Jusqu’à ici, on a traduit un peu d’Ibni Âbidîn. On a expliqué dans le livre “Sa’”âdet-i ebediyyé” que “mavdu hadith” ne signifie pas faux, factice dans la science d’”Usûl-i hadith” [méthodologie de hadith].

Un savant rêva de Raçoûlullah et lui demanda: “Qu’en pensez vous du savoir de Abû Hanîfa?”. Il eut la réponse. “Tout le monde a besoin de ses connaissances!”. Un autre savant demanda dans son rêve. “Ô Raçoûlullah! Qu’en pensez vous du savoir de Nu’mân bin Thâbit qui habite dans la ville de Kûfa?”. “Apprends de lui et conduis-toi conformément à ce qu’il t’a appris!, Lui, il est une personne précieuse” a-t-il répondu. Hadrat Âli dit: “Laissez-moi vous parler d’une personne nommée Abû Hanifa qui vivra dans la ville de Kufa. Son coeur sera plein de connaissances et de profonde sagesse divine. Vers la fin du monde, plusieurs périront de ne pas l’avoir apprécié, de même que les Chiîtes périront à cause de ne pas avoir apprécié Hadrat Abûbakr et Omar”. Imâm-ı Muhammed Bâkır bin Zeynel Âbidîn Ali bin Hussein regarda Abû Hanifa et dit: “Lorsque ceux qui corrompent la religion de mes ancêtres s’accroissent en nombre, vous serez le sauveur de ceux qui craignent et le protecteur de ceux qui sont dans la confusion! Vous conduirez les égarés, hérétiques sur le droit chemin! Allah vous aidera”! Muhammad Bâkır naquit à Medine en 57 de l’Hégire [670] et mourut en 113 de l’Hégire [731].Il est enterré dans le tombeau de Hadrat Abbâs à Medine.

Dans sa jeunesse, Imâm-ı a’zam étudia les connaissances et les instructions de Kélâm et ma’rifat, il devint très habile. Ensuite, il servit Hadrat Hammâd au cours de vingt-huit ans, il atteignit la maturité dans les connaissances scientifiques, métaphysiques et spirituelles. Quand Hammâd mourut, il prit sa place comme mudjtéhid et mufti [juriste islamique]. Sa connaissance, sa supériorité devinrent renommées jusqu’au bout du monde. Sa vertu, son intelligence, sa compréhension, son zuhd et takvâ et son caractère loyal, son esprit prompt, sa dévotion à l’Islâm, sa droiture et sa perfection humaine de tous les égards qu’il possédait, étaient supérieurs à tous les autres. Tous les mudjtéhids, ses contemporains et ceux qui lui succédèrent, les autres savants, des gens supérieurs et même des Chrétiens firent son éloge. Imâm-ı Chafi’î dit: “Tous les hommes de connaissance de fıqh sont les enfants d’Abû Hanifa”. Il dit une fois, “Je reçois de la bénédiction grâce à Abû Hanifa. Je visite tous les jours sa tombe. Quand j’ai une difficulté, je vais à sa tombe, je pratique les prières rituelles [salat] de deux rak’ats. J’implore Allah et IL me donne ce que je souhaite”. Imâm-ı Chafi’î était l’élève d’Imâm-ı Muhammed, le deuxième disciple d’Imâm-ı a’zam. Il nota: “Allahu taâlâ m’accorda la connaissance par l’intermédiaire de deux personnes auxquelles je suis reconnaissant. J’appris le hadith de Sufyan bin Uyayna et le fıqh de Muhammad Chayban”. Il dit une fois: “En ce qui concerne la connaissance religieuse et les affaires mondaines, il y a une personne à qui je suis reconnaissant. C’est Imâm-ı Muhammed[Imâm-ı Yûsuf et Imâm-ı Muhammed sont les deux disciples principaux d’Imâm-ı a’zam Abû Hanifa.]. Encore Imâmı Chafi’î dit: “Avec ce que j’appris d’Imâm-ı Muhammed, j’écrivis beaucoup de livres. Je n’aurais rien acquis de connaissance s’il n’aurait pas été mon professeur. Tous les hommes de science, de connaissance sont les enfants des savants ırakiens et ces derniers sont les élèves des savants de Kufa. Et les savants de Kufa sont les disciples d’Abû Hanifa”.

Imâm-ı a’zam acquit ses connaissances de quatre mille personnes.

Afin de dire la grandeur d’Imâm-ı A’zam, les savants de chaque siècle écrivirent plusieurs livres.

Dans la madhhab Hanafite, cinq cent mille questions religieuses furent répondues.

Hâfız-ı kebîr Abû Bakr Ahmad Hârızmî écrit dans son livre “Musnad”: “Sayf-ul-aïmma dit: Quand Imâmı a’zam déduisit une matière du Qur’ân al-karîm et des hadiths, il la soumettait à ses maîtres et il ne la répondait pas jusqu’à ce qu’ils confirment”. Quand il enseignait dans la mosquée de Kufa, un millier de ses disciples dont une quarantaine étaient des Mudjtéhids, assistaient à tous ses cours. Lorsqu’il trouvait la réponse à une matière, il la proposait à ses disciples. Ils l’étudiaient ensemble et, quant ils étaient unanimes qu’elle était convenable avec le Qur’ân al-karîm et les Hadiths et les paroles d’Ashâb-ı kirâm, il se mettait en joie et disait: “Al-hamdu lillah wallahu akbar” et, tous ceux qui étaient présents-là répétaient le même. Ensuite, il leur disait de l’écrire complètement.

Dans le livre “Radd-i vahhâbî”, c’est écrit en Persan: “Pour être un “Mudjtéhid”, il faut être tout d’abord spécialiste de la langue et aussi dans la linguistique arabe et savoir ses situations, son authenticité, sa source de raconte, ses voies de refus, les dictionnaires anciens et courants, ses formes claires, sa négation, sa dégatuesité, [avdâ, sahîh, marvî, mutavâtir, les voies de rad, mavdû, les formes fasîh, raidî et mazmûn], et il faut être encore le maître sur les connaissances de dictionnaire telles que mufrad, châz, nâdir, musta’mal, muhmal, mu’rab, ma’rifa, ichtikak, hakikat, madjâz, muchetarak, ızdâd, mutlak, mukayyad, ibdâl, kalb [lexiques, locutions, opposés à la règle, irrégulières, contraires, rares, usagées, abandonnées, conjugées, connues, dérivées, vraies, figurées, communes, dévoloppées, absolues, enregistrées, transformées, le coeur]. Puis, il faut être spécialiste en grammaire, syntaxe, sens, déclaration, ésthétiqe, l’éloquence et usul-î tafsir [l’interprétation] et il faut apprendre par coeur les paroles des Imâms de répetition et de modération. Pour être “faqih” [Jurisconsulte, légiste], il faut savoir, d’autre part, la preuve de chaque matière et vérifier le sens, l’intention et l’interprétation de chaque indice. Pour être “Muhaddîs”, c’est-à-dire, savant de hadith, il faut réciter les hadiths comme on entendit. Mais, il n’y a pas de condition de connaître son sens, son intention et ses interprétations et de comprendre les preuves des jugements, règles de l’Islâm. Sur une hadith, si un savant de hadith dit “faible”, et si un fâkih dit “véridique”, ce que le fâkih dit, sera valide. C’est pour cela que la parole et l’opinion d’Imâm-ı a’zam qui est le premier des Mudjtéhids et le plus supérieur des fâkihs sont plus précieuses que tous ceux-là. Parce qu’il entendit sans intermédiaire plusieurs hadiths d’Ashâb-ı kirâm. Pour une hadith, sur lequel ce sublime Imâm dit “authentique”, tous les savants islamiques dirent “véridique”. Le savant de hadith, ne peut pas être au degré d’un savant de fıqh. Et un savant de hadith ne peut jamais atteindre le niveau d’Imâm de madhhab.

Abdülhak-ı Dahlavî, l’un des savants de hadith dans son livre intitulé “Sırât-ı mustakîm” dit: “Imâm-ı a’zam Abû Hanifa ne prit pas certains hadiths comme des documents, lesquels Imâm-ı Chafi’î en avait pris. Ceux qui n’ont pas de madhhab, c’est-à-dire, sans madhhab, qui virent cela s’en servirent comme une occasion pour tacher Imâm-ı a’zam et ils calomnièrent en disant qu’ “Abû Hanifa n’obéit pas aux hadiths”. Cependant, Hadrat Imâm-ı a’zam Abû Hanifa trouva d’autres hadiths plus authentiques, plus puissants comme documents sur une matière et il les prit”.

Dans un hadith, c’est déclaré: “Les plus éminents de mon umma sont les personnes qui vécurent dans mon siècle. Ensuite ceux qui vinrent après eux sont les plus grands. Et ensuite les personnes qui viennent après ceux-là sont les plus éminents”. Ce hadith démontre que “Tâbi’în” est plus bon, plus supérieur de “Taba-ı Tâbi’în”. Les savants İslâmiques communiquèrent unanimement qu’Imâm-ı a’zam Abû Hanifa vit certains Sahaba et il entendit des hadiths de ceux-ci et pour cette raison qu’il est de Tâbi’în. Par exemple, ımâm-ı a’zam Abû Hanifa entendit la hadith suivant d’un Sahabî nommé Abdullah bin Avfâ: “Celui qui fait construire une mosquée pour l’amour d’Allah aura une villa au Paradis”. Djéluddin-i Suyûtî, l’un des savants Chafi’îtes, dit dans son livre intitulé “Tabyîd-us-Sahîfa” qu’Imâm-ı Abdulkerîm, l’un des savants Chafi’îtes, écrivit un livre complet qui rapporte longuement les “Sahabîs”, lesquels Imâm-ı A’zam avait vus. Il est écrit dans le livre “Durr-ul-mukhtar” qu’Imâm-ı a’zam avait vu sept Sahabîs. Parmi les quatre Imâms de madhhab, l’honneur d’être du “Tâbi’în”, fut rendue seulement à Imâm-ı a’zam. C’est une règle d’ “Ilm-i Ussûl” que l’opinion de ceux qui admirent quelque chose est préférable à celle de ceux qui la refusent. On voit qu’Imâm-ı a’zam Abû Hanifâ est le plus supérieur des Imâms de madhhab, parce qu’il est aussi de Tâbi’în. Le déni de ceux qui n’ont pas de madhhab sur la supériorité d’Imâm-ı a’zam et leur tente à tacher ce sublime Imâm en disant qu’ “il était faible dans la connaissance de hadith” sont comme ils dénient la supériorite de Hadrat Abû Bakr et Hadrat Omar. Les perverses négations et les obstinations de ceux-ci ne sont pas des sortes de maladie à se guérir par le conseil et le prêche. Qu’Allah les guérisse! Hadrat Omar [Radıyallahu anh], le Calife des Musulmans dit à l’oraison de Vendredi [Khutba]: “O Musulmans! Comme je vous le communique maintenant, Raçûlullah “Sallallahu aleihi wasallam” nous avait récité un khutba et dit, “Les plus éminents de l’humanité sont mes Ashâb [Compagnons]. Ensuite ceux qui viennent après eux sont les plus grands. Et ensuite les personnes qui viennent après ceux-là sont les plus éminents. Entre les autres qui viendront après il y aura des menteurs”. Aujourd’hui, les quatre madhhabs que les Musulmans sont en train de suivre et s’adapter sont celles des hommes bons que Raçûlullah rendit témoignage. Les savants islamiques communiquèrent unanimement qu’il n’a pas été permis d’adapter une autre madhhab hors de ces quatre.

“Ibni Nudjeym-i Mısrî, l’auteur du livre, “Bahr-ur-râîk” dit dans son livre intitulé “Achbâh”: Imâm-ı Chafi’î déclara que celui qui veut être spécialiste dans les connaissances de fıqh doit lire les livres d’Abû Hanifâ”. Abdullah Ibnî Mubarak dit: “Je ne vis autant de spécialiste dans les connaissances de fıqh qu’Abû Hanifa. Le grand savant Mis’ar s’agenouillait devant Abû Hanifa, il lui s’adressait et apprenait ce qu’il ne savait pas. Il dit: “Je m’instruisis de mille savants. Mais, si je n’avais pas rencontré Abû Hanifa, j’aurais été tombé dans le marécage de la philosophie grecque”. Abû Yûsuf déclare: “Je ne vis personne qui avait autant de connaissances profondes sur la connaissance de hadith qu’Abû’Hanifa. Il n’y a tellement un autre savant capable d’interpréter les hadiths qu’il en était”. Le grand savant et mudjtéhid, Sufyân-ı Thawrî dit: “Auprès d’Abû Hanifa, nous étions comme les moineux près du faucon pélerin. Abû Hanifa est le leader des savants”. Alî bin Âsım dit: “Si les connaissances d’Abû Hanifa avaient été mesurées avec le tout des connaissances des savants de son époque, celles d’Abû Hanifa auraient été plus”. Yazîd bin Hârûn dit: “J’ai été enseigné par mille savants. Parmi eux, je n’ai vu autre qu’Abû Hanifa qui avait tant de warâ et de raison comme lui”. Muhammed bin Yûsuf Chafi’î, l’un des savants de Damas, loue beaucoup Abû Hanifa, mentionne longuement sa supériorité et dit dans son livre intitulé “Ukûd-ul-djamân fi-manâkıb-in Nu’mân” qu’il est le leader des mudjtéhids. Imâm-ı a’zam disait: “Les hadiths de Raçoûlullah sont notre couronne et la lumière de nos yeux. Nous les aimons et estimons sur tout. Nous recherchons les paroles d’Ashâb-ı kirâm, puis nous les suivons et adaptons. Quant aux paroles de Tâbi’în, elles sont comme les nôtres”. La traduction faite du livre “Radd-i Vahhabî” s’achève ici. Ce livre cité ci-dessus est imprimé en 1264 [1848] en Inde et en 1401 [1981] à Istanbul.

Mevlânâ Muhammed Abduldjalil dit dans son livre écrit en persan et intitulé “Sayf-ul mukallidîn alâ a’nâk-il-munkirîn” comme le suivant: “Ceux qui n’ont pas de madhhab disent qu’ “Abû Hanifa était faible dans la connaissance de hadith”. Cette citation-ci démontre qu’ils sont ignorants et jaloux. Imâm-ı Zahabî et Ibni Hadjar-i Makkî dirent qu’Imâm-ı a’zam Abûhanifa était un savant de hadith. Il apprit des hadiths de quatre mille savants. Trois cents d’eux étaient des savants de hadiths de quatre mille savants. Trois cents d’eux étaient des savants de hadith de Tâbi’în. Imâm-ı Cha’rânî écrit dans le premier volume de son livre “Mizân”: “J’examinai les trois prédicats d’Imâm-ı a’zam; tous étaient transmis par des savants célèbres de Tâbi’în”. L’hostilité de ceux qui n’ont pas de madhhab contre le Salaf-i Sâlihîn et leur jalousie des ımâm mudjtéhids et surtout d’Imâm-ul-Muslîmîn Abû Hanifa ont tant aveuglé leurs yeux et anéanti leurs consciences qu’ils dénièrent les beautés, les supériorités de ces savants islamiques. Ils ne veulent pas que ce qu’ils ne possèdent pas soit existé chez autres gens pieux. C’est pour cela qu’ils dénient les supériorités de nos Imâms de religion. Ils s’emportent ainsi au polythéisme de jalousie. Dans le livre “Hadâik”, c’est écrit: “Imâm-ı a’zam AbûHanifa écrivait les hadiths qu’il avait appris par coeur. Il gardait dans les malles les livres de hadith qu’il avait écrit. Il portait toujours quelques’uns près de soi. Il cita peu de hadith, mais cela ne prouve pas que le nombre des hadiths qu’il avait appris par coeur était petit. Ce ne sont que les fanatiques ennemis de l’Islâm qui pourraient dire ainsi. Leur fanatisme est un témoin de la perfection d’Imâm-ı a’zam, parce que la médisance des calomniateurs démontre la perfection des savants. D’instaurer une grande madhhab et de pouvoir répondre à des cent milliers questions en dérivant et exposant leurs documents des âyats, des hadiths, n’est pas quelque chose qu’on pourra faire par quelqu’un qui n’est pas spécialiste profond dans les connaissances d’interprétation et de hadith. En effet, établir une nouvelle madhhab qui n’a aucun exemple, un semblable et qui est propre à soi est un témoin évident de l’habilité d’Imâm-ı a’zam dans les connaissances de Tafsîr [l’interprétation du Qur’ân] et de hadith. Puisqu’il fonda cette madhhab en travaillant au dessus de la puissance humaine et qu’il ne put pas trouver le temps de citer les hadiths et leur transmission une à une, cela ne peut pas être une cause pour tacher ce sublîme Imâm, de lui adresser des aspersions avec une jalousie en disant qu’ “il ´était faible dans les connaissances de hadith”. D’ailleurs on sait bien la réalité que rivâyat [transmission, narration] sans dirâyat [habilité, intelligence] n’est pas valable. Par exemple, Ibn-u Abdilbarr dit: “si la tradition sans dirayat était valable, un boueur qui cite un hadith aurait été plus supérieur que l’intelligence de Loqman”. Ibn-i Hadjar-î Makkî était l’un des ulamâs Chafi’îtes, mais dans son livre “Kalâid” il dit: “A’mèche, le grand savant de hadith, posa plusieurs questions à Imâm-ı a’zam Abû Hanifa. Il les répondit en citant des hadiths. A’mèche voyant la profonde connaissance d’Imâm-ı a’zam sur des hadiths dit: “O les savants de fıqh! Vous êtes les médecins spécialistes! Et nous qui sommes des savants de Êhadith nous sommes comme des pharmaciens. Ce sont nous qui citons les hadiths et leurs transmitteurs. Ce sont vous qui comprenez leurs significations”. Dans le livre “Ukkûd-ul-Djavâhir-il munîfa”, c’est écrit: Ubaydullah bin Amr était avec A’mèche, le grand savant de hadith. Quelqu’un vint et lui posa une question. A’mèche pensait à répondre, à ce moment-là, Imâm-ı a’zam Abû Hanifa vint. A’mèche répèta la question et il lui demanda. Imâm-ı a’zam donna tout de suite la réponse détaillée. A’mèche, admirant cette réponse, dit: “O Imâm! De quel hadith est-ce que tu la déduisit? Imâm-ı a’zam cita un hadith dont il dériva la réponse et ajouta: “Je l’avais entendu de toi”. Imâm-ı Bukharî avait appris par coeur trois cent mille hadiths. Il en écrivit seulement douze mille dans ses livres. Car, il craignait beaucoup le hadith: “Celui qui cite comme un hadith quelque chose dont je ne jamais dis, subira une peine très amère dans l’Enfer”. Imâm-ı a’zam avait posé des conditions très dures pour pouvoir transmettre des hadiths, parce qu’il avait beaucoup de warâ et de takwa. Il citait seulement les hadiths en ce qui concerne ces conditions. Plusieurs ulamâs de hadith transmirent nombreux hadiths parce que leur branche était large et les conditions étaient légères. Les ulamâs [savants] de hadith ne démentirent jamais les uns les autres à cause de la différence des conditions. Si ce n’était pas ainsi, Imâm-ı Muslîm aurait dit quelque chose à blesser Imâm-ı Bukharî. Imâm-ı a’zam Abû Hanifa transmit peu de hadith à cause de sa prospérité dans la circonspection et takwâ. Et cela ne doit être qu’une bonne raison pour le louer et glorifier. La traduction du livre “Seyf-ul mukallîdîn” s’achève ici.

“Chaque jour Imâm-ı a’zam Abû Hanifa “rahmetullahi aleih” faisait ses prières rituelles matinales dans la mosquée et répondait aux questions de ses disciples jusqu’à midi. Après les prières rituelles du midi, il enseignait encore ses disciples jusqu’à la prière rituelle du soir. Et à la suite de cette prière-là, il allait chez lui et après s’être reposé un peu, il retournait à la mosquée et il y restait en adoration jusqu’à la prière du matin. Mis’ar bin Kadâmi Kûfi, l’un des Salaf-i Salihîn et plusieurs grands nous transmirent ce fait. Mis’ar mourut en 115 de l’Hégire [en 733].

Il faisait du commerce et il gagnait ainsi sa vie d’une voie Halâl [légalement], il exportait des marchandises à d’autres endroits et avec ses bénéfices, il procurait, pourvoyait les besoins de ses disciples. Il dépensait beaucoup pour sa famille et donnait beaucoup d’aumônes aux pauvres. Tous les vendredis, il distribuait vingt pièces d’or aux pauvres pour les âmes de ses parents. Il n’étendait pas les jambes vers la maison de son maître Hammâd à l’égard de son respect, cependant il y avait une distance de sept rues entre eux. Une fois, ayant eu découvert que l’un de ses associés avait vendu une quantité importante de marchandises de façon incompatible avec l’Islâm, il distribua aux pauvres la totalité des quatre vingt dix mille akdjas [somme d’argent] gagnés et il n’accepta pas même un centime. Des birgands avaient fait une razzia dans les villages de Kufa et dérobé les moutons. En supposant que ces moutons pourraient être abattus et vendus dans la ville, il ne mangea pas de viande de mouton pendant sept ans depuis ce jour-là, car il savait qu’un mouton vivait sept ans au plus. Il s’est beaucoup abstenu du haram, il prit soin de l’Islâm dans tout ce qu’il fit.

“Pendant quarante ans, Imâm-ı a’zam “rahmetullahi aleih” pratiqua la prière rituelle du matin avec les ablutions qu’il avait fait pour celle de la nuit- [c’est-à-dire qu’il ne dormait pas après la prière rituelle de nuit]. Il fit le hadj [pélerinage] cinquante cinq fois. Pendant son dernier pélerinage, il entra en Kaaba, il y pratiqua une prière de deux rak’ats; il lut le Qur’ân al-karîm tout entier pendant cette prière de deux rak’ats. Ensuite, il priait en implorant: “O mon Allah! Je ne pus t’adorer d’une manière digne de Toi! Cependant je compris très bien que Tu ne pourrais pas être conçu au moyen de l’intelligence. Pardonne-moi, mes fautes dans mon service pour ma compréhension-ci!” A ce moment-là, on entendit une voix: “O Abû Hanifa! tu M’as très bien connu et M’as rendu de bons services. Je pardonne toi et ceux qui jusqu’au jour du jugement dernier sont dans ta madhhab et suivent ton chemin”. Il lisait le Qur’ân al-karîm d’un bout à l’autre une fois le jour et une fois la nuit.

“Imâm-ı a’zam avait tant de takwâ qu’il jeûna chaque jour durant trente ans [à l’exception de cinq jours de l’année où il est harâm de jeûner]. Il lisait souvent le Qur’ân al-karîm tout entier au cours d’un ou deux rak’ats de prière rituelle. Parfois, pendant les prières rituelles ou en dehors d’elles, il lisait à plusieurs reprises un âyat parlant de Peine ou de Miséricorde et il sanglotait et se lamentait. [Dans la madhhab Hanéfite, pleurer pour Allah ne rompt pas la prière rituelle]. Ceux qui l’entendaient, avaient pitié du lui. Parmi les fidèles [ummat] de Muhammed “aleihissalâm”, lire le Qur’ân al-karîm tout entier en un rak’at de prière rituelle n’avait été destiné qu’à Osmân ibni Affân, Tamîm-i Dârî, Sa’d bin Djubayr et Imâm-ı a’zam Abû Hanifa. Il n’accepta aucun présent de quiconque. Il portait des vêtements comme ceux des pauvres. Cependant, de temps en temps, dans le but de montrer les bénédictions d’Allah, il mettait des vêtements très précieux. Il fit le pèlerinage cinquante cinq fois et il séjourna à la Mecque plusieurs années. Il lut le Qur’ân al-karîm tout entier sept mille fois à la place où il déceda. Il dit: “J’ai ri une fois dans ma vie et Je m’en repentis.”

Il parlait peu et pensait beaucoup. Il discutait plusieurs matières religieuses avec ses disciples. Une nuit, après la prière rituelle de la nuit, quant il était sur le point de sortir de la mosquée, l’un de ses pieds à l’intérieur de la mosquée et l’autre à l’extérieur, il avait parlé à son disciple nommé Zufar sur quelque sujet jusqu’à l’adhan[l’adhan: l’appel du muezzin à la prière rituelle.] du matin sans sortir l’autre pied dehors, et il était entré de nouveau dans la mosquée pour la prière matinale. Comme Hadrat Alî avait dit qu’il était permis d’avoir des appointements personnels jusqu’à mille dirhams [ancienne monnaie arabe], il avait distribué aux pauvres de reliquat plus de quatre mille dirhams de ses profits.

Le Calife Mansûr révérait beaucoup Imâm. Il lui avait offert dix mille akdjas et une djariya. L’Imâm ne les accepta pas. Un akdja valait alors un dirham d’argent [et, un dirham est environ 3 gr: 84,9 onces]. En 145 de l’Hégire, Ibrâhim bin Abdullah bin Hassen recrutait des soldats dans le but d’aider son frère Muhammad qui avait proclamé son califat à Médine. Il vint à Kufa. Le bruit courait qu’Abû Hanifa allait l’aider. Mansûr qui entendit cela fit mener l’Imâm de Kufa à Baghdad. Il lui dit de proclamer à tout le monde que [Mansûr était légitimement le calife]. Il lui offrit la Présidence de la Cour Suprême d’Appel comme une récompense. Il l’opprima beaucoup. Mais l’Imâm ne l’accepta pas. Mansûr l’emprisonna. Il le fit battre trente coups de fouet. Son pied béni saigna. Mansûr se repentit et lui envoya trente mille akdjas [d’argent]. Cependant, il les refusa. Il l’emprisonna de nouveau et lui fit donner dix coups de fouet de plus chaque jour. [Selon certaines nouvelles], à l’onzième jour, de la crainte d’une révolte, une attaque du peuple, il fut forcé de se coucher sur le dos. Du sorbet empoissonnée était versé dans sa bouche. A l’instant où il mourut, il eut pratiqué le sedjda[La prosternation faite pendant la prière rituelle.]. Cinquante mille fidèles pratiquèrent la dernière prière de djanaza pour lui. A cause de l’énorme foule, elle fut pratiquée avec difficulté et ne s’acheva qu’avant celle de l’après-midi. Des innombrables fideles vinrent durant vingt jours près de son tombeau et pratiquèrent les prières.

Il avait sept cent trente disciples. Chacun d’eux était renommé de sa vertu et de ses actes pieux. Plusieurs entre eux devinrent qadîs et muftîs. Son fils Hammâd fut l’un de ses remarquables disciples”. Le passage du livre “Mir’ât-ul-kaînat” s’achève ici.

Il y a eu quelques désaccords entre Imâm-ı a’zam et ses disciples sur les connaissances accessibles par l’idjtihad. Le hadith suivant déclare que ces désaccords sont utiles. “La séparation des savants de mon umma [en matière d’idjtihad] est la compassion d’Allah”. Il craignait beaucoup d’Allah. Il était très attentif à suivre le Qur’ân al-karîm. Il dit à ses disciples: “Sur un sujet, si vous rencontrez un document incompatible avec mes paroles, laissez-les et suivez le document”! Tous ses disciples jurent: “Même si nos paroles sont incompatibles avec les siennes, nous les disions sûrement dépendant d’un document que nous en avions entendu”.

Les muftîs [juristes islamiques] doivent donner la fetva en accord avec ce que Imâm-ı a’zam dit. S’ils ne peuvent pas retrouver ses paroles, déclarations, ils doivent suivre I’mâm-ı Yûsuf et de Imâm-ı Muhammed sont d’un avis et celles d’Imâm-ı a’zam sont d’un autre, le muftî peut donner de fetwâ d’après l’un et aussi agrément à l’autre. Quand il y a une nécessité, le muftî peut donner la fetwâ d’après la parole du mudjtéhid qui dit la plus facile. Il ne peut pas donner une fetwâ qui ne s’accord pas avec la parole d’un mudjtéhid. Un tel message ne s’appellerait pas la fetwâ.

LES WAHHABITES

ET LA REFUTATION D’AHL-I SUNNA

Quand même qu’ils disent qu’ils sont musulmans, les “Wahabites” sont d’un autre groupe séparé de la voie de Sunna. Ils sont appelés aussi “Najdî”.

Ahmed Djevdet Pacha [général et homme d’Etat] à l’époque du trente quatrième Sultan Ottoman, Sultan Abdulhamîd Khan II [1258-1336 [1842-1918], enterré dans la tombe de Sultan Mahmûd à Istanbul], dans le septième volume de son livre de douze volumes, intitulé “Târih-i Osmânî” [l’Histoire Ottomane] et Ayyub Sabri Pacha, [contre-Amiral, mourut en 1308 [1890], dans son livre d’histoire de cinq volumes, intitulé “Mir’ât-ul haramein”[Mir’ât ul-Haramein, pp. 99- vol. III; cinq volumes en turc, Matba’a-i Bahriyé, Istanbul, 1301-1306, il existe dans la bibliothèque de Suleymaniyyé.] expliquent longuement et en détail le Wahabisme. La plupart du passage suivant a été extraite de livre cité ci-dessus de Pacha. Il avait traduit ces renseignements sur le Wahabisme du livre intitulé “Fitna-tul Vahabiyya” d’Ahmed Zaynî Dahlân.

Le Wahabisme fut fondé par Muhammed bin Abdulvahhâb. Il était né à Hureymila à Nadjd en 1111 [1699] et il mourut en 1206 [1791]. Précédemment, il était allé à Baghdâd, Basra, Iran, Inde et à Damas, en vue de voyager et de commercer. En 1125 de l’Hégire [en 1713], à Basra, il est tombé en piège de Hempher, l’agent Britannique et il a été employé aux travaux pour “la destruction de l’islâm”, menés par les Britanniques. Il a publié les choses corrompues que l’espion avait faites écrire sous le nom de “Vahhabisme”. La fondation du Vahhabisme est écrite en détail dans le livre intitulé“les confessions de l’agent Britannique”. Il retrouva et lut le livre vicieux écrit par Ahmed İbni Taymiyya de Harran [661-728 [1263-1328] à Damas, incompatible avec Ahl-i sunna, il fut renommé comme “Cheikh-i Nedjdî”. Les savants de la Mecque écrivirent, en 1221 de l’Hégire, des réponses excellentes au livre “Kitâb-ut tawhîd” qu’il composa ensemble avec l’espion Anglais et le refutèrent à l’aide de documents puissants. Cette réfutation nommée “Sayf-ul-Djabbâr” fut publiée récemment en Pakistan et puis imprimée en ofset et republiée en 1395 de l’Hégire [1975] à Istanbul. Abdurrahman, le petit-fils de Muhammed, fils d’Abdulvehhâb commenta le livre “Kitab-ut-tavhîd” et un Wahhabite nommé Muhammed Hâmid l’interpola et il la publia sous le titre de “Fath-ul-madjid” en Egypte. Les idées erronnées de Muhammed bin Abdulvahhâb [le fils d’Abdulvahhâb] abusèrent les villageois, les habitants de Der’iyya et leur chef Muhammed bin Su’ûd. Ceux qui acceptèrent ses idées qu’il appela Wahhabisme, s’appellent “Wahabites” et “Nadjdî”. il s’imposa lui-même comme Qadî [juriste] et Muhammed bin Su’ûd comme Emîr [Gouverneur]. Il fit admettre qu’on remplacerait toujours ses descendants dans ses postes et il avait déclaré comme une loi que ses descendants seulement leur auraient succédé.

Abdulvahhâb, le père de Muhammed, était un Musulman pieux. Lui et les savants de Médine comprenaient que ses paroles auraient fait commencer un mouvement hérétique et une voie erronnée et en leur conseillant de ne pas lui parler, ils mettaient le peuple en garde. Mais Muhammed bin Abdulvahhâb proclama le Wahhabisme en 1150 de l’Hégire [1737]. Il maudit les idjtihads des savants de religion. Il s’éloigna de l’Islâm si loin qu’il appela les Sunnites comme infidèles. Il dit que celui qui visitait la tombe d’un Prophète ou d’un awliya et qui s’adressait à lui avec les paroles telles que “Yâ Nabiyallah!” [Ô Prophète d’Allah] ou “Yâ Abd ul-Qâdir!”, serait un païen, un infidèle.

Selon les Wahhabites, celui qui dit que quelqu’un d’autre qu’Allah fait quelque chose devient un polythéiste, un infidèle... Par exemple, celui qui dit “tel ou tel médicament atténue la souffrance” ou “Allah autorise mes prières près du tombeau de tel ou tel Prophète ou awliâ”, serait pour ainsi dire un infidèle. Pour prouver leurs idées, ils montrent l’âyat “Iyyâka nasta’în” c’est à dire “Nous attendons seulement Ton aide” de sourate[(Surâ ou sourate), l’un des cent quarante chapitres du Qur’ân al-karim.] Al-Fatihâ et les autres versets qui contiennent le tawakkul. Les significations correctes de ces versets, expliquées par des savants sunnites, le sujet de tawhid et tawakkul sont écrits en detail au deuxième chapitre du livre “Séâdet’i ébédiyyé”. Ceux qui lisent ce chapitre apprendront le vrai sens de tawhid. Ils comprendront que les Wahhabites s’appelant eux-mêmes muwahhids[Celui qui croit que tout a été créé, fait par Allah. Tous les Musulmans sont des muvahhids.] ne sont pas mûwahhids.

A la fin du deuxième chapitre du livre “Al-Ussûl-ul-arba’a fitardid-il-wahhâbiyya”, c’est écrit en Persan: “Les Vahhabites et leurs semblables les sans-madhhabs ne peuvent pas comprendre que signifie le sens du “Medjâz” [sens figuré] et de “isti’âra” [métaphore]. Lorsque quelqu’un dit qu’il fait quelque chose, ils l’appellent un polythéiste ou un infidèle bien que son expression soit de sens figuré. Cependant, Allah déclare dans plusieurs versets du Qur’ân al-karîm que le vrai créateur, auteur d’un acte est Lui-même et que l’auteur figuré ou symbolique est l’homme. Au cinquante septième verset de sourate, Al-An’am et au sourate Al-Yûsuf, il est dit: “Le jugement [hukm] appartient seulement à Allah”, c’est-à-dire qu’Allah seul est Juge [Hakim]. Au soixante quatrième verset du soura te Al-Nisâ, il est dit: “Pour leurs conflits entre eux, s’ils ne te [Prophète] consultent pas comme juge, leurs fois ne seront pas valables”. Le premier verset déclare que le vrai Juge est Allah seul. Et le deuxième démontre que l’homme peut être appelé juge au sens figuré.

Tous les musulmans savent que seulement Allah donne ou prend la vie. Car le cinquante sixième verset du sourate Al-Yûnus dit, “C’est seulement Lui qui donne ou prend la vie” et le quarante deuxième verset du sourate az-Zumar dit, “Au moment de la mort, c’est Allah qui prend la vie à l’homme”. Et onzième verset du sourate as-Sajda dit au sens figuré, “C’est l’ange qui est désigné comme procureur pour enlever la vie qui vous laisse mourir”.

Allah seul guérit les malades. Car le quatre-vingtième verset du sourate ach-Chu’arâ déclare, “Quand je deviens malade, c’est Lui seul qui me redonne ma santé”. Le quarante neuvième verset du sourate Al-Âl-i ’Imrân nous laisse savoir que ’Isâ [Jésus] dit, “Je peux rendre la vue à l’aveugle et je peux guérir la maladie de Baras [maladie lépreuse] et avec la permission d’Allah je peux ressusciter les morts”. [Baras est une maladie de la peau appelée vitiligo et albinisme. Au vitiligo, le teint de la peau disparait. On aperçoit de grandes tâches blanches. A la maladie de l’albinisme, le corps entier prend une couleur blanche]. En réalité, c’est Lui qui “donne” l’enfant à la nature humaine. Mais le dix huitième verset du sourate Al-Maryam [Marie] nous laisse savoir que [l’archange] Gabriel dit au sens figuré “Je te donnerais un fils pur”.

Le vrai maître de l’homme est Allah. Le 257. verset du sourate al-Baqar prouve bien cela, “Allah est le Maître des croyants”. Mais dans le cinquante-sixième verset du sourate al-Mâ’ida, “Votre tuteur sont Allah et Son Prophète” et dans le sixième verset du sourate al-Ahzâb, “Le Prophète est plus proche des croyants qu’ils ne le sont les uns des autres”. Il signale que la nature humaine peut aussi être nommée au sens figuré un tuteur, maître. C’est ainsi qu’Allah est le seul aide en toutes choses. Mais au figuré, IL appela l’homme aussi “mu’în”. Au troisième verset du sourate al-Mâ’ida, IL dit, “Aidez-vous pour les bonnes oeuvres et la piété!. Les Wahhabites condamnent des polythéistes les musulmans qui appelleront serviteur le serviteur de quelque chose diffèrente de la notion d’Allah, comme par exemple “Abd-an-Nabî” ou “Abd ar-Raçoûl”. Cependant le 32e. verset du sourate an-Nûr dit, “Mariez les célibataires qui sont parmi vous, ainsi que ceux de vos esclaves, hommes ou femmes qui sont honnêtes”. Le Seigneur [Rabb] réel de l’homme est Allah. Mais au sens figuré, on peut également nommer Seigneur [rabb] quelque chose d’autre. Le quarante-deuxième verset du sourate Al-Yûsuf dit, “Souviens-toi de moi auprès de ton Maître.”

Les Wahhabites sont surtout très étrangers au mot “İstighâtha”, c’est-à-dire demander l’aide. Ils disent que c’est chirq [polythéisme] de demander protection et de l’aide de quelque chose d’autre qu’Allah. Oui, Allah seul est le vrai aide. Tous les croyants le savent. Mais il est aussi permis de dire, au figuré, qu’on peut demander de l’aide de quelque chose d’autre. Car, il est déclaré par sens dans le quinzième ayat de la sourate Al-Qassas; “Celui qui était de son parti demanda son aide contre ses ennemis”. Un hadith dit, “A la place du mahchar [place où se rassembleront les humains, le jour de la résurrection, pour être jugés] ils feront istighâtha d’Adam”. Et le hadith écrit dans “Al-hisn al-hasîn” dit, “Quiconque a besoin d’aide doit dire, “Ô serviteurs d’Allah, aidez-nous!”. Ce hadith commande qu’on doit demander l’aide d’une personne qui n’est pas présent là. La traduction faite du livre “Al-Usûl-ul-arba’a” s’achève ici. Ce livre cité ci-dessus en persan, a été publié en 1346 de l’Hégire [1928] en Inde et il a été republié en offset en 1395 [1975] à Istanbul. L’auteur de ce livre est Muhammed Hassan Djan Sâhib, l’un des petits fils de Hadrat Imâm-i Rabbanî. Djan Sâhib réfute les Wahhabites et les autres qui n’ont pas de madhhab dans son livre intitulé “Tarîk-un nadjât”. Ce livre, écrit en arabe a été traduit en langue Ourdhu et a été publié pour la première fois en 1350 en Inde, puis republié en offset en 1396 [1976] à Istanbul.

[Chaque mot a un sens déterminé. C’est le sens propre. Si on fait une modification dans l’emploi propre d’un mot et si ce mot dont la signification détournée du sens propre s’emploie dans un autre sens, cela s’appellera le “sens figuré”. Lorsqu’un mot, propre à Allah, est employé au sens figuré en ce qui concerne les êtres humains, les Wahabites supposent qu’il a été employé dans le sens propre. Ils appellent polythéiste ou infidèle celui qui le dit. Ils ne pensent pas qu’un tel mot fut employé au sens figuré pour les êtres humains dans les versets et les hadiths.]

Demander le Chafâ’at [intercession], l’aide de Raçûlullah “sallallahu aleihi wa sallam” et d’awliâ ne signifie pas se détourner à Allah ou oublier qu’IL est le Créateur. C’est comme attendre la pluie d’Allah au moyen des nuages, attendre la santé d’Allah en prenant des médicaments, la victoire en se servant des canons, bombes, fusées et avions. Ce sont des causes, moyens. Allah crée tout à l’effet des causes. Ce n’est pas “chirq” [polythéisme] que de rechercher les moyens. Tous les Prophètes “paix et bénédiction soient sur eux” recherchaient toujours les moyens. De même que nous allons à la fontaine pour boire de l’eau créée par Allahu ta’âlâ, au boulanger pour manger du pain créée par Lui et que nous employons les moyens de faire la guerre, d’instruire et éduquer notre peuple afin qu’Allah nous donne la victoire, ainsi nous mettons nos coeurs sur l’âme d’un Prophète ou un awliâ pour qu’Allah accepte nos prières. Se servir de la radio pour entendre le son qu’Allah créa au moyen des ondes électro-magnétiques ne signifie pas oublier Allah et avoir recours à une boite. Car, c’est Allahu taâlâ qui donne cette particularité, ce pouvoir à l’installation dans l’appareil de radio. Allahu taâlâ cacha Sa toute-puissance en tout. Les païens adorent les idoles. Ils ne pensent pas à Allah. Le Musulman, lorsqu’il se sert d’un moyen, d’un instrument pense à Allah qui donne l’efficacité, la propriété aux moyens et à toutes les créatures. Il attend seulement d’Allah tout ce qu’il souhaite. Il sait que tout provient d’Allahu ta’âlâ. Les sens du verset cité plus haut démontre que c’est ainsi. C’est-à-dire, en lisant le sourate Al-Fatihâ, les croyants [Mu’mins] pensent dans chaque prière: “Ô mon Allah! Je tiens aux moyens scientifiques et matériaux pour qu’ils se joignent à mes voeux, besoins dans le monde et j’implore Tes serviteurs bien-aimés pour qu’ils m’aident. En le faisant et toujours, Tu es le Seul Créateur et donneur des désirs. J’attends seulement de Toi”. Les Mu’mins qui pensent ainsi chaque jour ne peuvent pas être appelés “muchriques” [polythéistes]. Demander l’aide des âmes des Prophètes, des awliâs est de tenir à ces moyens qu’Allah créa. Cet âyat de sourate Al-”Fatihâ” déclare clairement qu’ils ne sont pas des polythéistes, mais qu’ils sont les mu’mins [croyants]. Les Wahhabites tiennent aux moyens matériaux et scientifiques pour atteindre les désirs. Ils satisfont leurs désirs par tous les moyens mais ils appellent cela polythéisme de s’adresser aux Prophètes et Awliâs comme médiateurs. Quelle sorte de compréhension de tawhid est-cela?

Comme ces paroles du fils d’Abdulvahhâb étaient en parfait accord avec les désirs sensuels, ceux qui n’avaient pas de connaissance religieuse étaient facilement trompés. Ils appelaient infidèles les savants d’Ahl-i sunna et les Musulmans de la voie droite. Les Emîrs [Princes] comprirent que le Wahhabisme allait très bien avec leur désir d’acquérir plus de force et d’agrandir leur territoire. Ils obligèrent les tribus arabes à devenir Wahhabites. Ils tuèrent ceux qui ne leur crurent pas. Les villageois, avec la crainte de la mort, entrèrent en service de Muhammad bin Su’ûd, l’Emir de Dar’iyya. Devenir des soldats de l’Emir s’accordait bien avec leurs désirs de s’attaquer aux biens, à la vie, la chasteté des femmes des non-Wahhabites.

Muhammed, le fils d’Abdulvahhâb, avait un frère, nommé Cheikh Suleiman Effendi qui était un savant Sunnite. Cette personne bénie écrivit un livre refutant le Wahhabisme, intitulé “Sava’iq-ul ilâhiyya firradd-i alel wahhabiyya” et il empêcha la propagation de ces idées corrompues. Ce livre précieux a été publié en 1306 et imprimé en ofset et republié en 1395 de l’Hégire [1975] à Istanbul. Les maîtres, professeurs [hodjas] de Muhammad ayant compris qu’il avait ouvert une nouvelle voie nuisible refutèrent ses livres hérétiques. Ils révélèrent qu’il s’était égaré du droit chemin. Ils prouvèrent que les Wahhabites interprétèrent les versets et les hadiths par des significations incorrectes. Mais tous ceux-ci augmentèrent les hostilités et les haines des Wahhabites contre les Musulmans.

Le dogme hérétique du Wahhabisme ne fut pas propagé au moyen de la connaissance mais au moyen de la tyrannie et du sang. Muhammad bin Su’ûd [Saoud ou séoud], Emîr de Dar’iyya, était le plus dur des cruels qui s’etaient ensanglantés les mains dans cette voie. Cette homme était au tribu de Banî Hanifa et l’un des descendants de ceux qui crurent à Mussaylemet-ul-kezzâb comme un Prophète. Il est mort en 1178 de l’Hégire [en 1765]. Abdul-Aziz, son fils succéda à lui. Et ce gens-là a été tué en 1217 de l’Hégire par une personne chî’ite. Le deuxième Sou’ud, son fils lui succéda et il est mort en 1231 de l’Hégire. Abdullah, son fils lui succéda et il a été condamné à être pendu et exécuté en 1240 de l’Hegire à Istanbul. Le petit fils d’Abdul’Aziz, Terkî bin Abdullah lui succéda. Faïçal, son fils succéda en 1254 de l’Hégire. Abdullah, son fils devint Emîr [le Souverain] en 1282 de l’Hégire. Abdurrahman, son frère et son fils Abdul’Aziz s’installèrent en Kuweit. Abdul’Aziz arriva à Riyad, en 1319 de l’Hégire [en 1901] et il devint Emîr. Il attaqua la Mecque en 1918 à l’aide des Anglais. Il fonda l’Etat d’Arabie Sa’ûdite en 1351 de l’Hégire [en 1932]. Nous avons lu dans les journaux daté de 1991 que Fahd, Emîr Sa’udite a donné quatre milliards de Dollars aux infidèles Russes qui faisaient la guerre contre les Mujahids [combattants] sunnites à l’Afghânistân.

Les Wahhabites disent qu’ils sont, ou plotôt étaient, soi-disant, sur le chemin de la sincérité dans leur croyance en Unicité d’Allah et ainsi sur le chemin d’échapper à l’incrédulité. Selon eux, tous les Musulmans sont des polythéistes depuis six cent années! Comme si les Wahhabites essayaient de sauver les Musulmans de l’incrédulité! Pour justifier eux-mêmes qu’ils aient raison, ils avancent l’âyat de sourate Al-Ahkâf et le 106. âyat de sourate Al-Yûnus. Pourtant, tous les commentaires du Qur’ân citent unanimement que ces âyats et plusieurs autres avaient été révéles pour les polythéistes. Le premier de ces versets est, “Personne n’est plus aberrant que celui qui se détourne d’Allah et prie aux choses qui ne peuvent entendre jusqu’à la fin du monde”. Et le deuxième est, “Dis aux polythéistes de la Mecque! On m’a ordonné de ne pas prier aux choses à part Allah, aux choses qui ne sont ni utiles ni nuisibles! Si tu pries aux choses à part Allah, tu auras abusé de ta personne et ce sera à ton détriment”.

Les Wahhabites, dans leur livre “Kechfuch-chubuhât”, mal interprètent le troisième verset de sourate Al-Zumar dans lequel Allah déclara: “ceux qui se font des Tuteurs à part Allah disent, “si nous les adorons, c’est pour qu’ils nous raprochent d’Allah et intercèdent pour nous”. Ce verset désigne les paroles des polythéistes adorant des idôles. Les Vahhabites font ressembler les Musulmans qui demandent de chéfâ’at [intércession] à ces polythéistes. Ils disent que les polythéistes aussi croient que leurs idôles ne sont pas des créateurs et qu’Allah Seul est le Créateur. Dans l’interprétation de cet ayat, le livre “Ruh-ul-bayân” dit: “La créature humaine est créé avec l’habilité de connaître le Créateur de tout. Chaque créature humaine a le désir de s’approcher et d’adorer son Créateur. Mais cette habileté et ce désir n’ont pas de valeur, parce que le désir sensuel, le Satan et des compagnons méchants trompent l’homme [et à la fin, ils anéantissent ce désir existant à la naissance. Alors, l’homme devient incroyant en Créateur et au Jour de Jugement Dernier comme les communistes et les franc-maçons, ou, il devient un polythéiste]. Le polythéiste ne peut pas s’approcher d’Allah, il ne peut pas Le connaître. Ce qui est valable, c’est le ma’rifat, connaître en se débarrassant de polythéisme et en embrassant le tawhid. Le signe de cela, c’est de croire aux Prophètes et à leurs Livres sacrés et les suivre. C’est la seule voie d’être proche d’Allah. Il existait de se prosterner dans la création de Satan. Mais, il refusa de se prosterner dans une manière inconveniable à son nafs, amour-propre. Les anciens philosophes aussi, comme ils voulurent s’approcher du Créateur sans suivre les Prophètes mais en suivant leurs propres raisons et nafs, ils devinrent des infidèles. Les Musulmans suivent l’Islâm pour s’approcher d’Allah. Leurs coeurs se remplissent de la lumière spirituelle. Et les attributs “Djamal” [la beauté d’Allah] se manifestent dans leurs âmes. Les polythéistes ne suivent pas l’Islâm et les Prophètes pour s’approcher d’Allah. Par contre, ils suivent leurs désirs sensuels, leurs raisons deficientes, les bid’ats [innovations]. Leurs coeurs noircissent. Leurs âmes deviennent voilés. D’autre part, Allah communique à la fin de cet âyat que dire qu’ils adorent les idoles pour Chafâ’at n’est pas juste”. Comme on voit, ce n’est pas juste de prendre, comme les Vahhabites font, le 25e. âyat de sourate Al-Lokman qui dit: “Si tu demandes aux infidèles “qui créa la terre et les cieux?”, ils diront naturellement Allah les créa” et le quatre-vingt septième verset de sourate az-Zukhruf, “Si tu demandes à ceux qui adorent autres choses qu’Allah, “qui créa tout”, ils diront naturellement Allah les créa” comme document et de dire, “les polythéistes aussi reconnaîssent qu’Allah est le seul Créateur, qu’ils adorent les choses afin qu’elles fassent le Chafâ’at pour eux au Jour du Jugement Dernier. C’est pour cela qu’ils devinrent polythéistes et incrédules”. Ces paroles des Wahhabites sont entièrement inexactes et défectueuses.

Nous, les Musulmans, nous n’adorons pas les Prophètes ou l’awliâ. Nous disons que ces derniers ne sont pas les compagnons ou les associés d’Allah. Nous croyons que ces Prophètes et l’awliâ sont des créatures, des êtres humains et qu’ils n’ont pas de droit à être adorés. Nous disons qu’ils sont des créatures bien-aimées d’Allah et qu’Allah est compatissant pour Ses créatures humaines par considération pour Ses chères créatures. C’est Allah Seul qui crée le mal et le bien. Lui seul est digne d’être adoré. Nous disons qu’IL est compatissant pour Ses créatures humaines en égard à ses créatures bien-aimées. Quant aux polythéistes, quoiqu’ils disent que leurs idoles ne sont pas des créateurs à l’effet de ma’rifat existant dans leur création, ils croient qu’elles sont dignes d’être adorées et pour cela, ils les adorent, parce qu’ils ne développèrent pas ce ma’rifat latent en suivant les Prophètes. Ainsi, ils deviennent polythéistes. Sinon, ils ne seraient pas polythéistes d’avoir dit qu’ils demandaient des idoles de faire chafâ’at [intercession] pour eux-mêmes. [Attendre le Chafa’at des idoles est une croyance nulle et corrompue. Croire de telle manière n’est pas permissible, mais ce n’est pas polythéisme. Si on adore les idoles, c’est polythéisme]. Il est évident que la comparaison faite pour les Wahhabites de l’ahl-i sunna aux infidèles adorant les idoles est tout à fait erronée. Tous les âyats qu’ils proposent, se rapportent aux infidèles et polythéistes adorant les idoles. Le livre “Kachf-uch-chubuhât” n’interprète pas correctement l’âyat, lui donne des significations incorrectes et il suit une fausse logique et dit que les Musulmans Sunnites sont des polythéistes.

Dans le livre “Al-Fadjr-us-sâdıq firrad-i all-munkirit-ta-vassuli wal-karâmâti-val-havârık”, l’âyat cité ci-dessus fut interpreté et prouvé que les Wahhabites l’avaient interpreté d’une manière fautive. Il a été écrit par Djemil Sıdkı Zahâvi, l’un des savants ırakiens, et il a été publié en 1323 [1905] en Egypte, puis imprimé en ofset et republié en 1396 [1976] à Istanbul. Djemil Sıdkı donnait des cours sur “ilm-i kalam” à l’ Université d’Istanbul. Il mourut en 1355 [1936]. Dans lel ivre “mundjid”, publié en 1956, il y a sa photo.

Hadrat Abdullah Ibni Omar transmit deux hadiths. Ce sont: “Ils ont dévié du droit chemin. Ils ont attribué aux fidèles les versets révélés pour les infidèles”, et, “La chose qui m’inquiète le plus pour mon ummat, c’est qu’ils se mettent à expliquer le Qur’ân al-karîm d’après leurs opinions personnelles et à le traduire mal”. Ces deux hadiths prédirent que les sans madhhabs apparaîtraient et qu’ils interpréteraient incorrectement les âyats révélés pour les infidèles, et qu’ils les imputeraient aux Musulmans.

Un autre ayant compris que Muhammed, le fils d’Abdulvahhâb, avait des idées erronées et serait plus tard nuisible, et qui lui avait conseillé, c’était Cheikh Muhammed bin Suleiman Médénî, l’un des grands savants de Médine. Il était un savant de fıqh de la madhhab Chafiîte et avait écrit beaucoup de livres. Sa note marginale dans le commentaire intitulé “Tahfat-ul-muhtâdj” faite à “Minhadj” d’Ibni Hadjar-i Makki, est très connue. Il mourut à Médine en 1194 [1780]. Dans son livre intitulé “Al-fatâvâ” à deux volumes, il dit: “Ô fils d’Abdulvahhâb! Ne calomnie pas les Musulmans! Je te le conseille pour l’amour d’Allah. S’il y a quelqu’un qui dit que quelqu’un d’autre qu’Allah crée les actions, dis-lui la vérité! Mais ceux qui s’attachent aux moyens et qui croient que non seulement les causes mais encore les pouvoirs effectifs de ceux-ci sont créés par Allah ne peuvent pas être appelés infidèles. Toi aussi, tu es un Musulman! Il vaut plutôt mieux appeler dévié un Musulman que tous les Musulmans! Celui qui quitte la communauté peut être dévié plus facilement. Le cent quatorzième verset de sourate Al-Nisâ prouve que mes paroles sont justes: “Après qu’on lui indiqua le droit chemin celui qui quitte la voie des Prophètes, la croyance et les services religieux des fidèles, sera au jour du jugement dernier ressuscité dans son état hérétique et de renégat et ensuite jeté à l’Enfer”.

Bien que les Wahabites aient d’innombrables idées erronées, leur religion est basé sur trois principes:

1- Ils disent que les rites, ibâdât, font partie de la foi. Encore disent-ils: “Celui qui croit à un fard mais ne l’exécute pas à cause de sa paresse, par exemple, quelqu’un ne pratiquant pas les prières rituelles à cause de sa paresse ou ne donnant pas la Zakât à cause de son avarice sera un infidèle. Il doit être tué et ses biens doivent être distribués aux Wahhabites”.

A la 63e. page de la traduction du livre intitulé “Milal et nihal”, il est écrit: “Les savants sunnites dirent unanimement que les ibâdats n’étaient pas inclus à la foi. Celui qui accepte les fards et qui croit tels qu’ils sont mais ne les pratique pas n’est pas un infidèle. Seulement, il n’y a eu pas d’unanimité pour les prières rituelles [salat]. D’après la madhhab Hanbalîte celui qui néglige les prières rituelles à cause de sa paresse devient un infidèle”. [Sénaullah Pâni-Putî “rahmetullahi aleih” dit dans le commencement de son livre intitulé “Mâ-lâ-budda” que, “si un Musulman commet un grand péché, il ne sera pas infidèle. S’il s’introduit dans l’Enfer, il sera fait sortir de l’Enfer un peu de temps après ou longtemps après, et il sera introduit dans le Paradis. Il demeura infiniment dans le Paradis”. Ce livre est en persan, il a été imprimé en 1376 [1956] à Délhi et puis imprimé en ofset et republié en 1410 [1990] par librairie Hakîkat à Istanbul]. Dans la madhhab Hanbalîte, on avait dit que seulement celui qui ne pratiquait pas les prières rituelles deviendrait un infidèle [kâfir]. Il n’avait pas été dit ainsi pour les autres sortes de prière [ibâdat]. Donc, il serait une faute de considérer que les Wahhabites étaient comme les Hanbalites. Je viens d’indiquer ci-dessus que ceux qui n’étaient pas Sunnites ne pourraient pas être aussi Hanbalites. Ceux qui ne sont pas de l’une de quatre madhhabs ne sont pas d’Ahl-i sunna.

2- “Celui qui demande chafâ’at des âmes des Prophètes ou d’awliâs, ou qui visite leur tombe, ou qui les prie en les considérant comme des médiateurs devient un incrédule. D’ailleurs, un mort n’a pas de sens”, disent-ils.

Si celui qui visitait les tombes, était un infidèle, notre Prophète, les grands savants et l’awliâ ne rendraient pas de telles visites. Notre Prophète allait visiter le cimetière de “Bakî” à Médîne et les martyrs de la bataille Uhud. Il saluait les morts et parlait à eux. Cela est écrit aussi à la 485e. page du livre “Fath-ul madjid” des Wahhabites.

Notre Prophète disait toujours dans ses prières: “Allahumma inni as’aluqué bi-hakkissailiné aleiké”, c’est-à-dire, “Ô mon Allah, je Te demande au nom des gens dont Tu acceptes les demandes!” et il nous recommandait de prier de cette manière. Pendant qu’il enterra Fâtıma, la mère de Hadrat Alî avec ses propres mains bénies, il dit: “Ighfir li-ummi Fâtimaté binti Assed wa wassi aleihâ medhâléhâ bihakkı nabiyyika wal anbiyâillézina min qablî innaka arhamurrâhimîn”. Cette prière signifie: “Ô mon Allah! Pardonne les péchés de ma mère Fâtıma binti Asad! Elargis la place où elle se repose! Au nom de Ton Prophète et de tous les Prophètes venus avant moi accepte ma prière! Tu es le plus Miséricordieux des miséricordieux. Dans un autre hadith cité par Osman bin Hunayf, l’un des grands d’Ansar, notre Prophète avait ordonné à un aveugle, lequel lui avait demandé des prières pour qu’il puisse se guérir, de pratiquer les ablutions et deux rak’ats de salat et de réciter cette prière: “Allmahumma inni as’alûka va étévedj’ djéhu ileiké bi-Nebiyyika Muhammedin nabiyyirrahma, yâ Muhammed innî étévedj’djehu bika ilâ Rabbi fi hâdjétî hazihi lî-takdiyalî Allahumma cheffi’ hu fiyya”. Il fut recommandé au moyen de cette prière qu’il fallut prendre Raçoûlullah comme intermédiaire en vue de l’admission du voeu. Ashâb-ı kirâm récitaient toujours cette prière. Elle est écrite avec ses références dans le deuxième volume du livre “Achi’at-ul lama’at” et dans le livre intitulé “Hısn-ul hasîn” aussi, et dans ses explications, elle y fut interprétée comme: “Je me tourne à Toi par l’ intermédiaire de Ton Prophète”.

Ces prières démontrent qu’il est permis de prendre comme intermédiaire, médiateurs ceux qu’Allah aime et de prier Allah en égard à eux.

Cheikh Ali Mahfûz [mort en 1361 (1942)], l’un des grands savants de Djâmi’ul azhar, loue beaucoup Ibni Taimiyya et Abdouh dans son livre “Al-ibdâ”, imprimé en Egypte en 1375 [1956]. Cependant, à la 213e. page du même livre, il dit: “il n’est pas juste de dire que l’awliâ [saints] disposent, après leur mort, les affaires de ce monde tels qu’ils guérissent les malades, qu’ils portent secours à ceux qui sont sur le point d’être noyés, qu’ils les aident contre les ennemis et qu’ils font retrouver les choses perdues. Il n’est pas droit de penser qu’Allah leur livra ces tâches, qu’ils font ce qu’ils veulent, et que celui qui s’attache à eux ne se trompe jamais. Mais cependant parmi l’awliâ, Allah bénit ceux qu’IL veut, pendant leur vie et après leur mort et au moyen de leurs karamats; Il guérit les malades, secourt celui qui va se noyer, aide celui qui lutte contre les ennemis, fait retrouver ce qu’il fut perdu. La raison aussi accepte ceci. Et aussi le Qur’ân al-karîm proclame ces faits”. Abdullah Désûkî et Yûsuf Dedjvî, deux des professeurs du Djâmi’ul-azhar, mirent des notes supplémentaires à la fin du livre “Ibdâ” et ils firent l’éloge du livre.

Hadrat Abdulganî Nablusî écrit à la cent quatre vint deuxième page de son livre “Hadîka”: “Un hadith qudsî, lequel a été reçu d’Abû Hurayra par Bukhârî, dit: “Allahu taâlâ dit, mon serviteur humain ne peut s’approcher autant de Moi en faisant autre chose que les fards. J’aime beaucoup mon serviteur humain qui fait les services religieux surérogatoires. Ainsi, il entendra avec Moi, regardera avec Moi, touchera tout avec Moi et marchera avec Moi. Je lui donnerai tout ce qu’il veut de Moi. S’il cherche refuge en Moi, Je le protégerai”. Les services religieux surérogatoires, mentionnés ci-dessus, sont [comme il est écrit clairement dans le livre “Merâkıl-félâh” et sa note marginale “Tahtavî”] les services religieux sunnat et surérogatoires faits par ceux qui accomplissent les fards. Et cet hadith démontre que celui qui pratique aussi les services religieux surérogatoires, après avoir fait les fards, sera aimé par Allah et ses prières seront admises”. Quand ces éminentes personnes prient pour quelqu’un lorsqu’ils sont encore en vie ou même après la mort, celui-ci aura ce qu’il désire. De même, ils entendent aussi après la mort. Comme pendant leur vie, ils ne refuseront point et prieront en faveur de quelqu’un. Pour cela un hadith déclare, “Quand vous êtes en difficulté, demandez l’aide des habitants des tombes!”. Cet hadith est employé au sens propre. Il n’est pas permis de l’interpréter. L’explication d’Âlusî n’est pas juste.

Il est écrit dans le livre “Hadikat-un-nadiyya”, à la page 290, que “les Musulmans sont aussi Musulmans après être morts comme ils le sont dans le sommeil. Les Prophètes aussi, comme ils le sont dans le sommeil, sont aussi Prophètes après être morts, parce que c’est l’âme qui est Musulman ou Prophète. Quand l’homme meurt, son âme ne change pas. C’est ainsi écrit dans le livre “Umdat-ul-aqâid” d’Imâm-ı Abdullah Nasafî. [Ce livre a été publié en 1259 [1843] à Londres]. De même, l’awliâ est aussi awliâ quand il est mort comme il l’était dans le sommeil. Ceux qui n’y croient pas sont des ignorants et têtus. J’ai prouvé dans un autre livre que l’awliâ a des karâmats après la mort aussi”. Ahmed bin Sayyid Muhammed Makkî Hamavî, l’un des savants Hanéfites et Ahmed bin Ahmed Sudjâ’î et Muhammed Chavbarî Mısrî, deux des savants Chafiîtes, écrivirent des livrets dans lesquels ils prouvèrent évidemment que l’awliâ possède des karâmats, que leur karâmat continuerait après leur mort et que tawassul et istighâsa [recourir aux tombeaux] et demander l’aide par leur intermédiaire étaient permis [dja’iz]. Ces trois ouvrages ont été publiés ensemble avec le livre “Ad-durar-uss-saniyya firaddi al’al-vahhâbiyya” de Ahmed Zeynî Dahlan en 1319 [1901] en Egypte, et republiés en 1396 [1976] en offset à Istanbul.

Le savant Muhammed Hâdimî de la ville de Konya est décéde dans cette ville en 1176 [1762]. Il écrit à la 269e. page de son livre “Barîka”, “Les awlias [saints] peuvent montrer des karâmâts [choses surnaturelles]. Un wali est un fidèle Musulman qui connait très bien Allah et Ses attributs. Il fait beaucoup de services religieux. Il s’abstient beaucoup des péchés, c’est-à-dire, de se substituer à son nafs et ses passions. On appelle “Hârikul’âda” [Merveilles] les choses que l’Eternel a créée par contradiction à son habitude de créer et ainsi contrairement aux lois physiques. Les merveilles sont de huit sortes: Mudjiza [miracle d’un Prophète], karamat [l’honneur dont Allah, le Très-Haut gratifie le wali], i’ânat [secours], ihânat [colère], sihr [magie], ibtilâ [passion], isâbat-ı ayn [le mauvais oeil] et irhâs [signes particuliers prévenant l’arrivée d’un Prophète]. Karamat est une chose extraordinaire qui peut être produit par un fidèle pieux et érudit. C’est un saint, non pas un Prophète. Abu Ishaq Ibrâhim Isfarâînî qui était un savant de madhhab Châfi’îte a nié quelques karamats et tous les adeptes da la secte Mu’tazila ont nié tous les karamats. Ils ont dit que le karamat pouvait être confondu avec le mudjiza et ainsi la crédulité au Prophète rendu difficile. Cependant lorsqu’on aperçoit un karamat d’un saint, celui-ci ne dit pas qu’il est un Prophète. Il ne désire point montrer son karamat. Même après les morts des Prophètes et saints, il est permis de prier et implorer quelque chose à Allah au nom de leurs faveurs. Prier ainsi s’appelle “Tavassul” [employer comme moyen, intermédiaire] ou “Istighâtha” [demander l’aide de]. Car, après qu’ils sont morts, leurs mudjizât et karamat continuent à exister. Le savant Ramlî dit aussi ainsi. Imâm-al-Haramayn dit, “Seulement les Chiîtes nient que le karamat continuent à exister après la mort”. Le grand savant Mâlikite d’Egypte Alî Adjhûrî écrit, “Un saint quand il est encore en vie est comme l’épée dans son fourreau. Après sa mort, il est comme l’épée ôtée de son fourreau. C’est-à-dire que son domaine d’action augmente”. Cette phrase est aussi citée par Abû Alî Sandjî dans son livre “Nûr-al-Hidâya”. Le karamat est justifié par le Qur’ân al-karîm, les Hadiths et le Consensus du peuple musulman. Des centaines et milliers de karâmât des saints figurent dans les livres de valeur”. La traduction extraite de “Barîka” se termine ici.

Il est écrit dans le livre “Mir’ât-i Médina”, à la page 106, qu’un sahih hadith lequel les savants de hadith Ibni Huzeyma, Dâr-i Kutnî et Tabarânî reçurent d’Abdullah bin Omar, déclara: “Mon intercession est vâdjib pour celui qui visite ma tombe”. Imâm-ı Ménâvî aussi cite cet hadith dans son livre “Kunuz-ud dakâık”. En outre, il cite cet hadith communiqué par Ibni Habban: “Une visite rendue à ma tombe après ma mort, est semblable à une visite [chez moi] quand j’étais encore en vie” et de Tabârânî “j’intercéderai pour celui qui visite ma tombe”. Les deux hadiths d’Abdullah bin Omar: “Mon intercession est halâl [permis] pour celui qui visite ma tombe”. Et cet hadith d’Abdullah ibni Omar est écrit dans “Muslim-i Chérif”: “Ceux qui viennent à Médine afin de me visiter auront droit au jour du jugement dernier à mon intercession”.

Cet hadith suivant est une grande et bonne nouvelle: “Après avoir fait le pèlerinage, une visite rendue à ma tombe est comme une visite rendue [chez moi] quand j’étais encore en vie”, lequel a été cité par Tabarânî, et Dâr-î Kutnî et Ibnul-Djavzî”. Le hadith “Celui qui fait le pèlerinage mais ne me visite pas, m’aura chagriné” lequel est cité par Dâr-ı Kutnî, se rapporte à ceux qui négligent de visiter le tombeau du Prophète sans aucune excuse après le pèlerinage.

Abdul’aziz, le recteur de l’Université Islâmique de Médine, écrit dans son livre “Tahkîq wa izah” qu’il n’y a aucun document de ces hadiths cités ci-dessus qui conseillent de visiter les tombes. Il dit que cheyh-ul Islâm Ibni Teymiyya avait dit que ces hadiths étaient tous “mavdûs”. Cependant, les sources de ces hadiths mentionnés ci-dessus sont écrites dans le huitième volume du commentaire “Mavâkıb” de Zarkâni et à la fin du quatrième volume du livre “Vafa-ul-vafâ” de Samhûdî. Et il fut déclaré qu’ils sont corrects et cette expression d’Ibni Teymiyya est mavdû. Le recteur et les professeurs de l’Université de Médine essaient de souiller les écrits des savants d’ahl-i sunnat et ils propagent leur croyance aberrante au monde entier par leurs livres. Ils se servent d’une nouvelle politique pour convaincre toutes les nations du monde, c’est-à-dire, pour tromper tous les Musulmans et aussi les autres et ils font connaître eux-mêmes comme s’ils sont de vrais Musulmans: C’est qu’ils fondèrent à la Mecque, un centre islâmique, sous le nom de “Râbıtat-ul âlam-il-Islâm”. Ils choisirent parmi les Musulmans de tous les pays les hommes de religion ignorants, achetés et ils les y réunirent. Ils paient pour chacun de centaines de pièces d’or par mois. Ils se servent comme des marionnettes de ces ignorants hommes de religion qui n’ont pas de connaissance sur les livres des savants sunnites. De ce centre, ils disséminent au monde leur croyance aberrante du Wahhabisme, laquelle ils appellent “fatwas de “l’union islâmique mondiale”. Dans leur fatwa qu’ils inventèrent au mois de Ramadan en 1395 [1975] ils proclamèrent qu’ “il était fard pour les femmes de pratiquer les prières rituelles de Vendredi. Les Khutbas de vendredi se prononcent en langue propre de chaque pays”. Un aberrant appelé Sabri qui était adepte de Mavdoudi et un membre de ce centre de l’instigation, apporta tout de suite ce fatwa Wahhabite en Inde où les agents ignorants salariés, luxurieux emmenèrent par force les femmes aux mosquées et ils commencèrent à lire le khutba en langues diverses. Les savants sunnites en Inde préparèrent et publièrent de nouveaux fatwas pour empêcher ce courant désunioniste et nuisible. Les ignorants et les imbéciles ne purent pas répondre à ces documents scientifiques, ne purent pas maintenir leur idée fausse devant la vérité. Dans la région “Kérala”, au sud de l’Inde des centaines d’hommes de religion, comprenant qu’ils avaient été trompés, renoncèrent sous serment. Ils devinrent de nouveau Sunnites. Quatre de ces précieux fatwas des savants sunnites, pris de sources sûres, furent publiés en offset et ils furent envoyés à tous les pays Musulmans contre cette ruse et ils essaient d’éteindre le feu de catastrophe qui divise l’Islâm de l’intérieur. Gloire et Remerciements à Allah! Les jeunes gens aux âmes propres et éclairées discernent le vrai de la superstition en les différenciant l’un de l’autre et échappent aux guet-apens.

Dans le chapitre sur le khutba de Vendredi, le takbîr d’iftitâh et la prière dans la prière rituelle du livre “Radd-ul mukhtâr”, Ibni Abidîn écrit: “Enoncer le khutba en une autre langue qu’en arabe sera comme prononcer le taqbîr d‘iftitâh en une autre langue quand on commence à la prière rituelle. Et ce dernier est comme les autres dhikrs dans les prières rituelles. La récitation des dhikrs et des prières dans les prières rituelles en une autre langue que l’arabe, laquelle fut défendue par Hadrat Omar, est tahrîman makrûh”. Dans le chapitre sur les vadjibs des prières rituelles, il écrit: “De commettre de tahrîman makruh est un petit péché. Si quelqu’un continue en commettre, il perdra sa justice, c’est à dire, sur qui on ne peut pas compter sur les matières religieuses.” Il est écrit dans le livre “Tahtâwi” qu’ “une personne qui commet continuellement de petits péchés devient un fâsıq et qu’on doit aller aux autres mosquées pour ne pas pratiquer la prière rituelle [en congrégation] derrière un imâm qui est fâsıq ou qui commet de bid’at”. Puisqu’il était un makrûh et un bid’at, lequel est un péché grave, de lire le tout ou une partie de khutba en une autre langue, Ashâb-ı kirâm et Tabi’în-i i’zam énoncèrent toujours le tout de khutba en langue arabe en Asie et en Afrique même quand les auditeurs ne connaissaient pas l’arabe et ils ne pouvaient pas comprendre non plus le khutba. Même ils n’avaient pas de connaissances religieuses et il fallait leur en enseigner. Cependant, ils énoncèrent le tout des khutbas en arabe. C’est pour cette raison que depuis six cent ans, bien que les cheikh-ul Islâm de l’Empire Ottoman et les savants islâmiques connus dans le monde entier aient voulu beaucoup énoncer les khutbas en turc pour que la congrégation comprenne leur contenu, ils ne purent pas permettre l’explication des khutbas en turc, parce qu’ils savaient que cela n’était pas permissible.

Un hadith, cité par Imâm-ı Bayhakî et communiqué par Abû Hurayra, déclare: “Lorsque quelqu’un me salue, Allah rend mon âme à mon corps. Et j’entends son salut”. Reposant sur cet hadith, Imâm-ı Bayhakî dit que les Prophètes sont en vie, laquelle nous ne connaissons pas, dans leur tombe.

Abdul’aziz bin Abdullah à Médine a ecrit cet hadith à la soixante sixième page de son livre intitule “Al-haj val-Umra” et a dit que cet hadith démontre qu’il est mort. Mais, dans la même page, il a écrit qu’il est aussi en vie qu’on ne connaisse pas. Ses paroles sont contradictoires. Cependant, cet hadith-i chérif communique son âme bénie arrive et répond aux salutations. Encore, dans les deux hadiths cités à la soixante-treizième page du même livre, il écrit qu’il est ordonné de dire “Assalâmu aleikum ahl-al-diyâr-i minal mu’minîn” au moment de visite tombale. Cet hadith ordonne de saluer les tombes de tous les Musulmans. On salue celui qui entend. On parle à celui qui entend. Même ils citent ces hadiths et même il dit qu’un mort n’entend pas. Ils appellent polythéistes ceux qui croient à la réalité que les morts entendent. Ils interprètent incorrectement les versets du Qur’ân al-karîm et les hadiths bénis.

Il y a plusieurs hadiths indiquant que Raçoûlullah est vivant dans sa tombe en une vie inconnue. L’existence de plusieurs hadiths-i chârifs sur ce sujet désigne leur sûreté. De ces hadiths, les deux suivants sont écrits dans six livres fameux de hadith: “J’entends le salavât (prières et salutation pour le Prophète.) récité à mon tombeau. Le salavat récité de loin m’est communiqué”; “Si quelqu’un récite un salavat pour moi devant mon tombeau, Allah envoie un ange pour me communiquer ce salavât. J’intercéderai pour lui au jour du jugement dernier”.

Si un Musulman visite la tombe d’un Musulman défunt qu’il connaissait vivant dans le monde et s’il le salue, le défunt le reconnaitra et lui répondra. Un hadith révélé par Ibni Abiddunyâ déclare qu’un défunt musulman reconnait celui qui salue, à qui il y répond et qu’il devient heureux. Si une personne salue les morts qu’il ne connait pas, ils seront contents et ils reconnaitront la salutaion. Est-il possible que les Musulmans pieux et les martyrs reconnaissent et répondent ceux qui les saluent, mais pas Raçoûlullah? Comme le soleil dans le ciel éclaire le monde tout entier, ainsi Raçoûlullah répond simultanément à toutes les salutations.

Un hadith dit: “Même après ma mort j’entends comme si j’étais vivant”. Un autre hadith transmis par Abu Ya’lâ déclare: “Les Prophètes [Que le salut soit sur eux] sont vivants dans leur tombe. Ils font la prière rituelle [namaz]”. Ibrâhim bin Bichar, Sayyid Ahmed Rıfâi et plusieurs autres awliâ’s dirent qu’ils avaient entendu la réponse quand ils saluèrent Raçoûlullah.

Le grand savant islâmique Djéladdin-i Suyûtî écrivit un livre appelé “Chéref-ul muhkam” comme réponse à la question “s’il était vrai que Sayyid Ahmed Rıfâi avait embrassé la main bénie de Raçoûlullah”. Dans son livre, il prouva par des évidences traditionnelles et raisonnables que Raçoûlullah était en vie dans sa tombe en une vie incompréhensible et qu’il entendait et répondait les salutations. Il dit aussi dans son livre qu’à la nuit de Mi’radj Raçoûlullah avait vu Hadrat Moûçâ [Moïse] pratiquer la prière rituelle dans sa tombe.

Un hadith, lequel notre mère A’icha-i Sıddîqa [la seconde épouse bénie de Raçoûlullah. Elle était la fille de Hadrat Abû Bakr et la mère de tous les Musulmans.] communiqua, dit: “Je sens le mal à cause de la viande empoisonnée que j’avais mangée à Khaïbar. L’effet du poison a mis maintenant mon aorte hors de fonction”. Cet hadith prouve qu’en plus de Prophétie, Allahu ta’âlâ donna aussi le rang de martyr à Hadrat Muhammed “aleihissalâm”, le plus haut du genre humain. Allah déclare dans le Qur’ân al-karîm, au cent soixante neuvième verset de sourate Al-Imrân: “Ne crois surtout pas que ceux qui ont été tués dans le chemin d’Allah sont morts! Ils sont vivants! Ils furent pourvus de biens auprès de leur Seigneur.” Sûrement, ce grand Prophète qui a été empoisonné sur la voie d’Allah est au sommet du rang honorable défini dans cet âyat.

Un hadith rapporté par Ibn-i Hibbân dit: “les corps bénis des Prophètes “Que le salut soit sur eux” ne pourrissent point. Lorsqu’un fidèle me récite un salavât, un ange m’apporte ce salavât et dit: tel fils de tel père t’a récité un salavât et t’a salué”.

Un hadith cité par Ibni Mâdja dit: “Le Vendredi, récitez pour moi beaucoup de salavât! Le salavât me sera communiqué immédiatement”. Hadrat Abuddardâ, l’un de ceux qui étaient en compagnie du Prophète à ce moment-là, demanda: “Même après votre mort, il vous sera communiqué?” Notre Prophète répondit: “Oui, après ma mort aussi il me sera communiqué. Parce qu’il est défendu à la terre de putréfier les corps des Prophètes. Après leur mort ils restent vivants et sont nourris [dans leurs tombes]”. [Cet hadith-i chérif est écrit à la fin du livre “Tezkiret-ul-mevtâ val-kouboûr” de Sénâullah Pâni-Putî. Ce livre a été imprimé en 1310 [1892] à Delhi et puis imprimé en ofset et republié en 1990 par le librairie Hakikat à Istanbul].

Hadrat Omar, après avoir conquis Kuduss [Jérusalem] entra dans Hudjra-i saâdat [tombeau de notre Porphète], visita sa tombe et le salua. Hadrat Omar bin Abdul’aziz, l’un des très grands awliâ, envoyait des officiers de Damas à Medine et il leur faisait réciter le salavât et salutation sur le tombeau de notre Prophète. Hadrat Abdullah ibni Omar, au retour de chaque voyage, avait l’habitude d’aller au tombeau de notre Prophète [Hudjra-i saâdat où il y a la tombe bénie de Muhammad “aleihissalâm” et de ses deux Califes]. D’abord, il visitait Raçoûlullah, puis Abu Bakr-i Sıddık et ensuite son père et les saluait. Imâm-i Nâfi’ dit: “Je vis plus de cent fois Hadrat Abdullah ibni Omar aller sur le tombeau de notre Prophète et dire Assalâmu aleyka yâ Raçoûlullah;”. Un jour, Hadrat Alî entra en mesdjid-i chérif et quand il vit la tombe de Hadrat Fâtıma, il pleura. Et quand il vit le Hudjra-i saâdat, il pleura plus fort. Ensuite, en disant “Assélâmu aleyka yâ Raçoûlullah va assélâmu aleikumâ, o mes deux frères!”, il salua Raçoûlullah, Hadrat Abû Bakr et Hadrat Omar”.

Selon Imâm-ı a’zam Abû Hanifa, on doit faire d’abord le hadj [pèlerinage] et ensuite aller à Medine et visiter Raçoûlullah. C’est aussi écrit dans le fatwa d’Abullays-i Samarkandî.

Qadî Iyâd, l’auteur du livre “Chifâ”, Imâm-ı Navavî, un savant Chafiîte, Ibni Hammâm, un savant Hanéfite, dirent qu’il y a eu idjmâ-i ummat sur la nécessité de visiter le tombeau de Raçûlullah. Certains savants dirent que c’était vadjib”. D’ailleurs, il est écrit aussi dans le livre “fath-ul madjid” des Wahhabites qu’il est sunnat de visiter les tombes.

Le soixante-troisième âyat de sourate Al-Nisâ déclare: “Si ces gens qui se sont fait tort à eux-memes venaient à toi en implorant le pardon d’Allah et si le Prophète demandait pardon pour eux, ils trouveraient surement Allah prêt à revenir vers eux et à leur faire miséricorde.” Raçoûlullah [intercédera] et son chafa’at [intercession] sera acceptée. En outre, cet âyat nous commande de visiter la tombe de Raçoûlullah et demander son chafa’at en venant de longues distances.

Il est dit dans un hadith: “Il est permis de faire un grand chemin seulement pour aller visiter trois mosquées”. Cet hadith démontre qu’il est thawab de partir pour un long voyage avec l’intention de visiter Mesdjid-i harâm à la Mecque, Mesdjid-i Nabî à Medine et Mesdjid-i Aqsâ à Jérusalem. C’est pour cela, ceux qui partent pour faire le hadj [pèlerinage] mais qui ne visitent pas le tombeau de notre Prophète à Mesdjid-i Nabî seront privés de cette récompense.

Imâm-ı Mâlik dit qu’il est makrûh, pour ceux qui visitent le tombeau du Prophète, d’y rester trop longtemps. Quand Imâm-ı Zaynal’âbidin y visitait, il se tenait debout près du pilier à proximité de Ravda-i Mutahhara et il n’y s’approchait plus. Jusqu’à sa mort, Hadrat Aicha y visitait en se tenant debout près de l’extérieur de la porte de “Hudjra-i saâdat” et en tournant vers le Kıbla.

Un hadith dit: “Ne faites point de ma tombe un lieu de fête”. Hadrat Abdul’azîm-i Munzirî, un savant de hadith, explique cet hadith comme le suivant: “Pour visiter ma tombe ne venez pas seulement une fois par an comme pour une fête. Essayez de me visiter toujours!”. Et le hadith-i shérif, “Ne faites point de votre maison une cimetière!” signifie que nous ne devons pas rendre nos maisons semblables à un cimetière en ne pratiquant pas les prières rituelles dedans. On voit tellement que l’explication de Hadrat Munzirî est correcte, parce qu’il n’est pas permis de pratiquer les prières rituelles au cimetière. On dit que cet hadith pourrait signifier aussi ceci: “Ne fixez pas un jour certain comme si c’était une fête pour visiter mon tombeau!”. Les Juifs et les Chrétiens s’assemblaient habituellement pour visiter les tombeaux de leur Prophète et ils jouaient des instruments, chantaient et pratiquaient des rites cérémoniuex. Les hadiths expliquent que nous ne devons pas faire comme eux, c’est-à-dire, nous ne devons pas nous réjouir des choses prohibées aux jours des fêtes, nous ne devons pas jouer de flûte, du tambour ou se rassembler aux rites cérémonieux pendant nos visites. Nous devons le visiter, saluer et prier et ensuite nous devons partir silencieusement sans y rester longtemps.

Imâm-ı a’zam Abû Hanifa dit que “visiter le tombeau du Prophète est le plus précieux sunnat” et il y a aussi certains savants disant que c’est vadjib. C’est pour cette raison que visiter le tombeau du Prophète est reconnu comme un voeu dans la madhhab Chafiite.

Dans le livre “Mir’ât-i Médiné”, depuis le commencement de la page 1282, c’est écrit: “Allahu taâlâ, dans le Qur’ân al-karîm, déclara: “Si je ne t’avais point créé, je n’aurais créé rien du tout”. IL nous indique que Hadrat Muhammad est Habîbullah [bien-aimé] et qu’IL l’aime beaucoup. Cet hadith-i qudsî est aussi écrit dans la vingt deuxième lettre de troisième volume de “Maktûbât” d’Imâm-ı Rabbânî. Même une personne quelconque ne refusera pas quelque chose demandée pour l’amour de son bien-aimé. C’est facile de faire faire quelque chose à l’amant pour l’amour de sa bien-aimée. Si quelqu’un dit “O mon Allah! Pour l’amour de Ton Habîb, Muhammad “aleihissalâm”, je Te demande”, ce souhait ne sera pas refusé. Cependant, il n’est pas digne de prendre l’amour de Raçoulullah comme intermédiaire pour les affaires mondaines insignifiantes.

Imâm-ı a’zam Abû Hanifa dit: “J’étais à Médine. Cheikh Ayyûb-i Sahtiânî, l’un des Musulmans pieux, entra en Mesdjid-i Chérif. Je le suivis. Hadrat Cheikh resta debout, en face de la tombe de Raçoûlullah, le dos à kıbla. Puis, il sortit”. Hadrat Ibni Djamâ’a dit dans son livre intitulé “Mansak-i kébir”; Quand on y visite, après avoir pratiqué une prière rituelle à deux rak’ats et prié près de minbar, on doit arriver à côté kıbla de Hudjra-i saâdat, à gauche de la tête bénie de Raçoûlullah et se tenir à une distance environ de deux mètres du mur de “Markad-i Chérif” [le tombeau du Prophète], ensuite, on doit laisser de mur de kıbla en arrière et tourner lentement jusqu’à ce qu’on soit en face de “Muvâdjaha-i sa’âdat” et saluer. C’est pareil dans toutes les madhhabs”.

Dans le livre “Hadîka”, à l’explication du vingt troisième des péchés causés par la langue, c’est écrit: “Il est tahriman makrûh de dire, quand on prie à Allah, ‘pour le droit des Prophètes ou pour le droit d’un valî vivant ou mort’ ou de demander quelque chose à Allah en disant de telle manière, car aucune créature n’a aucun droit sur Allah, c’est-à-dire, Allah n’a pas d’obligation de faire ce que demanda quelqu’un. Oui, c’est vrai, mais Allah promit à Ses êtres humains aimés et reconnut un droit pour eux sur soi-même, c’est-à-dire, IL acceptera leurs demandes. Il a été declaré dans le Qur’ân al-karim qu’IL accorda un droit à Ses êtres humains sur soi-même. Par exemple, IL déclara: “Il est devenu un droit sur Nous d’aider les fidèles”. Dans le fetwa de “Bazzaziyya”, c’est écrit: “Il est permis de demander quelque chose à Allah pour l’amour, la considération d’un Prophète ou d’un walî, mort ou vivant, en mentionnant son nom”. Comme on voit, les savants islamiques disent qu’il est permis de prier Allah pour l’amour, l’honneur et pour le droit qu’Allah donna à Ses êtres aimés. Il n’y a aucun savant qui dit qu’il serait polythéisme de prier avec l’idée que les hommes ont des droits sur Allah. Ce ne sont que des Wahhabites qui disent ainsi.

Bien que les Wahhabites aient loué le fatwa de Bazzaziyya dans leur livre “Fath-ul-madjîd” et qu’ils aient proposé ses fatwas comme documents, ils s’y opposent à cet égard. Dans le livre “Barikâ” aussi, à l’explication des “péchés causés par la langue”, c’est écrit: “Dire pour le droit de Ton Prophète, du Walî”, veut dire son “nubuvvat” [Prophétie], son “Walâyat” [sainteté] sont droits. Notre Prophète aussi dit avec cette intention “pour le droit ou nom de Ton Prophète Muhammad” et, dans les guerres, il demanda l’aide d’Allah pour le droit des pauvres des “Muhadjirûn”. Plusieurs savants islamiques prièrent comme “pour le droit de ceux à qui Tu donnas lorsqu’ils demandèrent de Toi”, et, “pour le droit de Muhammed Ghazali”, et ils écrivirent ainsi celle-ci dans leurs livres. Le livre “Hısn-ul-Hasîn” est plein de telles prières. Le tafsîr [l’interprétation] appelé “Ruh-ul-bayân” dit à l’explication de dix-huitième âyat de sourate Al-Mâida: Un hadith rapporté par Omar-ul Fâruk déclare: “Quand Hadrat Âdam “que le salut soit sur lui” se trompa, il dit, ô mon Allah! Pardonne-moi au nom de Muhammad “aleihissalâm”. Et Allahu taâlâ dit, “je n’ai pas encore créé Muhammad. Comment le connais-tu?” Âdam dit, Ô mon Allah! Quand Tu m’as créé et m’as fait grâce de Ton esprit, j’ai relevé ma tête. Aux pieds de l’arche [Trône] j’ai vu que c’était écrit: “Lâ ilâha il-lallah Muhammadun rasûlullah”. A côté de Ton nom Tu n’écrirais que le nom de celui que Tu aimes le plus. En réfléchissant sur ça, j’ai compris que Tu l’aimes beaucoup. Après cela Allahu taâlâ dit, “Ô Âdam, ce que tu dis est vrai. Dans Ma création entière, c’est lui que j’aime le plus. C’est pour cela que je t’ai pardonné. Si Muhammed n’était pas, je ne t’aurais pas créé”. Cet hadith-i chérif est cité dans le livre “Dalâil” d’Imâm-ı Bayhakî et dans “Ghâliyya, celui d’Alûsî.

A la page 259 du livre intitulé “Fath-ul-madjîd”, c’est écrit: “Imâm-ı Zaynal-Abidîn Alî vit un homme priant à la tombe de Raçoûlullah et l’empêcha en lui disant cet hadith “Récitez salât [prière] pour moi! Où que vous soyez votre salut me sera communiquée”. Il raconte inexactement l’événement et il continue: “Par la suite, il est défendu de visiter une tombe pour pirer et réciter le salavât, lequel est une sorte de faire les tombes des places de fête. Il est interdit à ceux qui vont faire les prières rituelles en Masdjid-i Nabî de s’approcher de la tombe pour saluer. Aucun de Sahâba ne le fit pas. Ils empêchèrent ceux qui voulurent faire ainsi. Seul, les salavâts récités et les salutations prononcées par son ummat sont communiqués au Prophète, pas leurs autres actes”. Il y est écrit aussi que le gouvernement Saoudite plaça des soldats autour du tombeau du Prophète [Hudjra-i saâdat] en Masdjid-i Nabî pour empêcher les Musulmans de les faire(Ibid., P.234.).

Hadrat Yûsuf Nabhanî réfute ces mensonges dans les divers passages de son livre intitulé “Chavâhid-ul-haq” sur le Wahhabisme(page: 80, 3ème édit. Caire, 1385 de l’Hégire [1965].). Il y écrit: “Imâm-ı Zaynal’âbidin ne défendit pas visiter le tombeau béni de Raçoûlullah. Il défendit, au contraire, la visite qui ne se concorde pas avec l’Islâm et faite irrespectueusement. Imâm-ı Djafar Sadık, le petit-fils d’Imâm-ı Zaynal’âbidin visitait le tombeau de Raçoûlullah [Hudjra-i saâdat], se tenait debout à côté du pilier dans la direction de Ravda, saluait Raçoûlullah et disait: “Sa tête bénie est sur ce côté”. Le hadith “Ne faites point de ma tombe un lieu de fête!” signifie: “Ne visitez pas ma tombe aux jours précis comme ceux de fête. Visitez-moi toujours!”. Aux 88e. et 106e. pages du même livre, c’est écrit: “Abu Abdullah Kurtubî écrit dans son livre “Tazkira” que les actes de son ummat sont communiqés à Raçoûlullah tous les matins et tous les soirs. Aux 89e. et 110e. pages, c’est écrit: “Au cours de sa visite à la tombe de Raçoûlullah, Khalifa Mansur demanda à Imâm-ı Malik: “Vais-je tourner le visage vers la tombe ou le kıblée? Imâm-ı Malik répondit: “Comment peux-tu détourner le visage de Raçoûlullah? Il est la cause de ton pardon et de celui de ton père Adam”. A la page 92, c’est écrit: “le hadith “Visitez les tombes!” est un commandement. Si quelque harâm est commis pendant la visite, cette dernière ne peut pas être interdite, mais on interdit alors le harâm”. A la 98e. page il est dit: “Imâm-ı Navavî dit dans son livre “Azkâr” qu’il est sunnat de visiter fréquemment le tombeau de Raçoûlullah et ceux des Musulmans pieux et d’y rester longtemps à toutes les visites rendues”. A la 100 ième page, c’est écrit: “Ibni Humâm, dans son livre “Fath-ul-kadir” cite le hadith transmis par Dâr-ı Kutni et Bazzar, lequel dit: “Celui qui, sans poursuivre aucune affaire, vient seulement pour me visiter aura, au jour du Jugement Dernier, un droit sur moi pour une intercession”. A la 118e. page, c’est dit: “Allah favorisa le karâmat à l’Avliâ. On vit beaucoup leurs karâmats après leur mort. Ils sont capables d’aider après la mort aussi. Il est permis de les prendre comme intermédiaires. Mais, il faut demander leurs aides dans une manière compatible avec l’Islâm. Il n’est pas permis de dire comme “si tu guéris mon malade, je te donnerai beaucoup de...” ou “je donnerai... pour toi si tu me donnes ce que je veux”, laquelle est prononcée par les ignorants. Mais, cela ne peut s’appeler le polythéisme [chirk] ou l’infidélité, parce que celui qui est aussi très ignorant ne pense pas que le valî ait créé. Il veut qu’un valî soit la cause, l’intermédiaire dans la création d’Allah. Il pense que le valî est une créature humaine qu’Allah aime et il dit: “Demandez, s’il vous plaît, d’Allah de me favoriser avec ce que je veux; IL ne refusera pas ta prière!”. Car, Raçoûlullah déclara: “Il y a un grand nombre de gens desquels on pense qu’ils sont vils et insignifiants mais qui sont [en vérité] les gens bien-aimés d’Allahu ta’âlâ. S’ils désirent faire quelque chose, Allahu taâlâ crééra certainement cette chose”. Cet hadith, ci-dessus, est écrit aussi à la page 318e. du livre “Fath-ul madjid” des Wahhabites. Les Musulmans se confiant à ces tels hadiths demandent de l’avliâ d’intercéder. Imâm-ı Ahmed, Imâm-ı Chafi’î, Imâm-ı Malik et Imâm-ı a’zam Abû Hanifa dirent qu’il était djâ’iz [permissible, possible] d’obtenir de la bénédiction aux tombes des pieux. Ceux qui disent qu’ils sont Sunnites ou d’une de quatre madhhabs Sunnites doivent dire comme ces Imâms dirent. Si quelqu’un ne juge pas ainsi, on comprendra qu’il n’est pas sunnite et qu’il est un menteur. Il est écrit sur le sujet de faire le pèlerinage en faveur de quelqu’un autre dans le livre “Fatâvâ-i Hindiyya”(Préparé par cheikh Nizâm Mu’în ad-dîn an-Nakchibandî et des autres du temps de Muhammed Awranzîb ibni Chah Djihân de l’Etat Gurganiyya [regné 1066-1118/1658-1707]; imprimé au Caire en 1310; 3. ième édit. 1398 [1973].), “il est permissible de dévouer le thavâb [récompense] d’une prière pratiquée à quelqu’un autre. Ainsi, les thawabs de la prière rituelle, du jeune, l’aumône, pèlerinage, récitation du Qur’ân al-karîm, dhikr, visite des tombes des Prophètes, martyrs, awliâ, pieux Musulmans et de donner le linceul au décédé et de toutes les bienveillances et de charité peuvent-elles être dévouées”. On comprend d’ici aussi que visiter les tombes d’Avlîâ est thawâb.

Les documents qui ont été écrits jusqu’à ici sont rédigés en détail dans les livres arabes et anglais publiés par “Wakf Ikhlas”. Allahu ta’âlâ ordonne aux Musulmans de se réunir. Donc, tous les Musulmans doivent apprendre la croyance d’”Ahl-i sunna wal-djamaat” et se réunir dans le droit chemin en croyant comme on communiqua dans les livres des grands savants Sunnites. Notre Prophète avertit que la seule voie droite est seulement celle de “Ahl-i sunna”. Il faut étre attentif à ne pas croire aux aberrants qui essayent de tromper les Musulmans et aux écrits dorés des hommes ignorants de religion qui font le commerce de livres religieux et de ne pas entrer en dissidence de l’unité de “Ahl-i sunna”. Allahu ta’âlâ déclara clairement au cent quatorzième âyat de sourate Al-Nisâ que ceux qui se séparent de l’union des Musulmans iront en Enfer. Celui qui ne croit pas à l’une de quatre madhhabs sera séparé de l’unité d’Ahl-i sunna et une telle personne deviendra aberrant ou un non-Musulman. Cela est écrit clairement avec les documents et les références dans le livre Al-basâir alel-munkirit-tavas-sul-i bilmakâbir” et dans la note marginale “Durrul-mukhtâr”, écrit par le grand savant Ahmad Tahtâvî. Le premier, écrit en Pakistan et republié à Istanbul, est une réfutation contre le livre “Fath-ul-madjîd”.

Le livre intitulé “At-tavassul-u bin Nabî va djahalat-ul-vahhâbiyyîn” prouve avec des documents et des exemples qu’Ibni Taymiyya s’est séparé de la voie d’ “Ahl-i sunna wal-djamaat”.

3- A ce que disent - ils, ce sont de l’infidélité et de polythéisme de faire construire un turbeh(turbeh: Edifice funéraire Musulman.) au-dessus d’une tombe, d’allumer des lampes à huiles pour ceux qui servent et font des services religieux aux turbehs, de vouer des aumônes aux âmes des morts! Et, les habitants de Haramayn [de la Mecque et de Medine], à ce qu’ils disent, eussent-ils adoré jusqu’à présent les koubbas et les murs.

Si on fait construire un turbeh sur une tombe pour l’ostentation et l’ornementation, c’est harâm. Si l’on bâtit pour la protéger de la destruction, c’est “makrûh”. Mais la faire construire de peur que les animaux et les voleurs l’ouvrent est permissible. Mais, il ne faut pas la faire une place de visite, c’est-à-dire, on ne doit pas dire qu’il faut la visiter aux temps précis.

Il n’est pas makrûh d’enterrer un décédé dans un bâtiment construit d’avance. Ashâb-ı kirâm [Compagnons du Prophète] enterrèrent Raçoûlullah et ses deux Califes dans un bâtiment. Aucun ne s’y opposa. Le hadith déclare que leur unanimité n’est pas l’aberration. Ibni Abidîn, le grand savant islamique, écrit à la 232e. page du deuxième volume de son livre “Note marginale Durrul-mukhtâr”: “Certains savants disent qu’étaler la toile, mettre le couvre-chef, le turban sur les tombeaux des musulmans pieux et des valîs est makruh”. Le livre “Fatâvâ-ı hudjdja” aussi dit qu’il est makrûh de recouvrir les tombes avec une toile. Mais, d’après nous, il est permissible s’il y a l’intention d’indiquer à tout le monde la grandeur de celui qui est en tombe et de peur qu’on lui insulte et ainsi, ceux qui le visitent soient respecteux et en bonne manière. Les actes, les paroles qui ne sont pas défendus par “Adilla-i Char’iyya” s’estiment selon l’intention. Oui, il est vrai qu’au temps d’Ashâb-ı kirâm, il n’y avait pas la coutume de faire construire le tombeau et de mettre une sorte de construction en bois ou en pierre ou de mettre une toile sur les tombes. Mais, aucun d’eux n’avait nié que Raçoûlullah et Cheikhayn [ses deux Califes] ont été enterrés dans un bâtiment [une chambre]. Pour cette raison, pour obéir aux commandements “Ne mettez pas le pied sur les tombes!” et “Ne soyez pas irrespectueux envers les morts!” tous les livres de fıkh communiquent qu’il faut sortir aussitôt de “Masdjid-i harâm” à la suite de tawaf[action de tourner autour de la Kaaba pendant le pèlerinage.] d’Adieu et qu’il faut respecter ainsi la Kaaba. Cependant Ashâb-ı kirâm ne faisait pas ainsi. Ils respectaient la Kaaba à toute attitude. Les postérités ayant été incapables à montrer de la révérence convenable, nos savants [ulamâ] déclarèrent qu’il était nécessaire de montrer de respect en sortant du masdjid avec la marche à reculons. Ils procurèrent tellement le moyen d’être respectueux comme Ashâb-ı kirâm. Et, pour être respectueux envers eux, il a été permis de faire construire le tombeau, le turbeh, de couvrir et d’étaler la toile au-dessus des tombes de pieux et des valîs. Le grand savant Abdulganî Nablusî explique cela en détail dans son livre “Kachf-un-nûr” [Le livre “Kach-un-nûr” a été publié en arabe avec le livre intitulé “Tanvir-ul-halak fi imkân-i rû’ya-tin-Nabî djharan val-malak” de Djalâluddin-i Suyûtî, sous le nom de “Minhat-ul-wahhabiyya” en 1393 de l’Hégire [1973] à Istanbul.]. En Arabie, turbeh s’appelle “Machad”. Le cimetière “Bakî” à Medine était plein de machads. Les sans madhhabs les détruisirent tous. Aucun savant islamique ne dit jamais que faire construire le turbeh et visiter le turbeh serait “chirk” [polythéisme] et de l’infidélité. On ne vit personne qui détruit les turbehs.

A la fin du livre “Halabi-î kébîr”, écrit par Ibrâhîm Halebî, c’est écrit: “Si quelqu’un veut faire de son champs un cimetière et si on y construit un turbeh, ceci sera permis dans la mesure où il reste assez de place pour les autres enterrements. S’il n’y en a pas assez, on détruit le turbeh pour y creuser la nouvelle tombe, parce que cette place est consacrée [wakf] à être un cimetière. Si la construction du turbeh était le polytheisme ou considéré comme idole, il faudrait le détruire toujours.

Le premier turbeh islamique construit sur la Terre est Hudjra-i Muattara où Raçoûlullah est enterré. Le bien-aimé Raçoûlullah décéda dans la chambre de son épouse Hadrat Aicha, notre mère, à la onzième année de l’Hégire au douzième jour du mois de Rabi-ul-avval, le lundi matin. Le mercredi soir, il a été enterré dans cette chambre. Hadrat Abû Bakr et Hadrat Omar aussi ont été enterrés dans ce même turbeh. Aucun Sahabî ne s’y opposa pas. Mais ils s’opposent à cette unanimité d’Ashâb-ı kirâm. Interpréter mal les versets ambiguês et même refuser “Idjmâ-i Ummat” [l’unanimité, le consensus d’Ashâb-ı Kirâm] ne causent pas l’infidélité mais tout au moins le bid’at.

La pièce de Hadrat Aicha avait trois mètres de haut, un peu plus de trois mètres de long et de large et elle était construite de briques séchées au soleil. Il y avait deux portes dont l’une était sur le mur ouest et l’autre sur le nord. Hadrat Omar, pendant qu’il était le Calife fit construire un petit mur en pierre autour de Hudjra-i saâdat. Abdullah ibni Zubayr démolit ce mur et le fit reconstruire avec des pierres noires pendant son Califat. Le mur a été plâtré magnifiquement. Ce mur était ouvert sur le sommet et avait une porte au nord. Lorsque Hadrat Hassen mourut en 49 de l’Hégire, selon sa dernière requête, Hadrat Hussein amena le corps de son frère au “Hudjra-i saâdat”. Quand il demanda de l’introduire dans le tombeau pour prier, il n’a pas été laissé y entrer par ceux qui pensaient qu’il voulait l’enterrer dans le tombeau. Par conséquent, pour empêcher le vacarme, il ne fut pas enterré dans le tombeau et il fut enterré au cimetière de Bâkî. De peur que de tels événements écoeurants puissent survenir dans le futur, ils fermèrent la porte en la murant.

Quand Valîd, le sixième Calife, d’Umeyyade, était gouverneur de Medine, il releva le mur et fit reconstruire un plafond à son sommet. Lorsqu’il devint Calife en 88 de l’Hégire [en 707], il ordonna à Omar bin Abdul’aziz, gouverneur de Médine, de faire construire un second mur autour du premier. Ce mur était pentagonal et il était couvert. Il n’avait aucune porte.

Aux cent trente-trois et subséquentes pages du livre intitulé “Fath-ul-madjid”, c’est écrit: “Celui qui veut recevoir des bénédictions par le moyen du bois, la pierre, le turbeh et ses pareils devient polythéiste. Les tombes ont été transformés en idoles en y surpassant des koubbas. Des gens de l’ignorance aussi adoraient les pieux et les statuts. Tous ceux-ci et les pires maux se pratiquent maintenant dans les turbehs et tombes. Recevoir des bénédictions par le moyen des tombes des gens pieux est comme adorer l’idôle de Lât. Ces polythéistes supposent que l’awliâ entendent et répondent leurs prières. Ils disent qu’on s’approche des morts en faisant des voeux aux tombeaux et en faisant l’aumône. Tous ces actes sont entièrement du polythéisme. Bien que le poythéisme appelle cela par un autre qualificatif, c’est du polythéisme. Quelqu’en soit le nom, respecter et aimer les morts, sacrifier des animaux, faire des voeux et des choses de ce genre sont des comportements polythéistes. Les polythéistes d’aujourd’hui appellent cela le respect et la bénédiction et ils disent qu’en faire est permissible. Leur supposition est fausse”.

Dans nos livres divers, nous écrivîmes des réponses données par les savants islamiques aux attaques et aux calomnies faites contre les Musulmans Sunnites. Nous traduisîmes ci-dessous une partie du premier volume du livre “Usûl-ul-arba’a fi tardid-il Vahhâbiyya”. Si l’on est attentif, on comprendra aussitôt que les Wahhabites sont égarés, aberrants et qu’ils se trompent et qu’ils amènent les Musulmans à la calamité:

Le Qur’ân al-karîm, les Hadith-i chérifs, les actes et les paroles de Salaf-i Salihîn et de plusieurs savants démontrèrent que respecter [montrer de ta’zim respect, l’honneur] envers autre qu’Allah est permis. Le trente-deuxième âyat de sourate Al-Hadj déclare: “Si quelqu’un honore les objets de dévotion d’Allah [Cha’âîr], cela prouve le taqwâ [la dévotion] du coeur”. Pour cette raison, il a été wadjib de respecter Cha’âïr d’Allahu ta’âlâ. Cha’âïr signifie des marques, des signes. Abdulhak-ı Dahlavî dit: “Cha’â’ir veut dire Cha’ira, laquelle signifie le signe. Tout ce qui rappelle Allah devient le “Cha’âir” d’Allah, quand on le voit”. Le cent cinquante-huitième verset de sourate Al-Bakara déclare “As-Safâ wa al-Marwa appartiennent aux objets de dévotion d’Allah le Très-Haut”. On comprend de cet âyat que le cha’â’ir d’Allah ne sont pas seulement les sommets Sapha et Marwa. Il y a des autres cha’â’irs. Comme ceci, cha’âir n’est pas seulement les endroits appelés Arâfat, Muzdalifa et Minâ. Chah Valiyullah-ı Dahlavî, à la page cent soixante-neuvième de son livre “Hudjatullah-il bâliga”, dit: Les plus grands du cha’â’ir d’Allah sont quatre. Ce sont: Le Coran, la Kaaba, Notre Prophète et la prière rituelle. Chah Valiyullah dit dans la page trente de son livre “Altaf-ul Kuds”: “Aimer le cha’â’ir d’Allah, c’est aimer le Coran, le Prophète et la Kaaba. Et même, c’est aimer tout ce qui rappelle Allah. Aimer l’avliâ d’Allah est comme ceci. [Parce que le hadith, “quand on voit l’awli’â [Saints] on se rappelle Allah”, est écrit dans le livre “Ibni Ab-î Chayba” et Kunûz-ud-dakaik”]. On comprend par ceci que l’awliâ aussi est du cha’â’ir d’Allah. Hadrat Hadjar, la mère du Prophète Hadrat İsmail, allait souvent entre les deux petites collines appelées Saphâ et Marwa à la Mecque, à côte de Masdjid-i Harâm. Pour cela, ces deux petites collines sont les cha’â’irs d’Allah. Ces lieux sont des moyens de se rappeler cette mère bénie, mais, pourquoi pas les lieux où notre Prophète Hadrat Muhammad (aleihissalâm), supérieur à toutes les créatures et l’aimé d’Allah, naquit, grandit, pria, pratiqua la prière rituelle, démanegea et mourut, et son tombeau béni et les lieux de son “Âl”, de son Ashâb ne seraient-ils pas du cha’â’ir? Pourquoi les détruisent-ils [Le mot Âl signifie ici ses épouses bénies et son ahli bayt].

Quant on lit le Qur’ân al-karîm avec attention et justice, on verra facilement que plusieurs âyats révèrent Raçoûlullah. Au sourate Al-Hudjurat, c’est déclaré: “Ô croyants! Ne devancez point Allahu ta’âlâ et son Raçoûl! Craignez Allahu ta’âlâ! Ô croyants! Ne parlez point d’une voix plus haute que la voix du Prophète! Ne l’appelez point comme vous vous interpelez entre vous! Ceux qui font ça perdront la récompense donnée pour leurs services religieux! Ceux qui abaissent la voix en présence du Prophète d’Allahu ta’âlâ, Il remplira leurs coeurs de taqwâ. IL pardonnera leurs péchés et leur donnera beaucoup de récompenses. Ceux qui l’appellent dehors en criant agissent avec inconcience S’ils l’attendaient sortir dehors, cela vaudrait mieux pour eux”. Quelqu’un qui lit ces cinq âyats avec justice et qui pense bien, comprendra mieux qu’Allahu ta’âlâ loua le ta’zim [la révérance] qu’on doit montrer envers Son prophète bien-aimé, et il verra qu’IL commande, d’une grande importance à son ummat d’être respectueux, poli envers lui. Le degré de cette importance peut être jugé par cela que tous les services religieux de ceux qui parlent à haute voix devant lui seront disparus. Ces âyats ont été révélés comme une punition pour soixante-dix personnes du tribu de “Bani Tamim”, lesquelles étaient venues à Medine et avaient appelé irrespectueusement Raçoûlullah en criant dehors. C’était pour cela que notre Prophète dit: “Les brutes et les cruels sont à l’Est” et “Satan sèmera la discorde par ici” et il montra de sa main bénie la direction de Najd. Un autre nom des sans madhhabs est “Najdî”. Ils sont appelés aussi avec ce nom, parce qu’ils sont parvenus des territoires Najd [dans la péninsule arabique]. La discorde, laquelle le hadith cité ci-dessus prédit, parut mille deux cent années après. Ils sont venus de Najd à Hedjâz et ils pillèrent les biens des Musulmans. Ils tuèrent les hommes, ils emprisonnèrent les femmes et les enfants. Ils exécutèrent autant de méchancetés et de bassesses que même les incrédules ne firent pas.

L’UTILITE: Dans les âyats cités ci-dessus, on dit à plusieurs reprises “Ô les croyants!”. Cela montre que tous les Musulmans de tous les siècles jusqu’à la Résurrection ont été commandés d’être respectueux envers Raçoûlullah. Si cela avait été ordonné pour ses Compagnons, on aurait dit: “O Ashâb!” D’ailleurs, les phrases “Ô les épouses du Messager!” et “O les habitants de Médine!” sont Coraniques. La même phrase, “Ô croyants!” est emloyée dans les âyats déclarant que les prières rituelles, le jeûne, le pèlerinage, zakât et les autres ibâdats sont fard pour tous les musulmans de tous les sciècles jusqu’au Jour du Jugement Dernier. Ainsi, l’idée Wahhabite comme “il fallait révérer Raçoûlullah en vie; après sa mort, on ne le respecte pas, ni on lui demande son aide” est une idée fausse en vu des âyats.

Les âyats ci-dessus indiquent qu’il faut aussi honorer envers les autres qu’Allah. Au cent quatrième âyat de sourate Al-Bakara, il est déclaré: “Ô croyants! Ne dites point “Ra’inâ!” Dites “Prends garde sur nous!”. Conformez-vous aux règles d’Allah!” Les croyants disaient à Raçoûlullah “Râ’inâ”. C’est-à-dire, “garde-nous, protège-nous!”. Râ’ina signifie médire, blasphémer en langue juive. En ce sens, les Juifs appelaient Raçoûlullah “Ra’inâ”. Comme ce mot a aussi un sens péjoratif, Allah interdit aux croyants d’employer ce mot. Au trente-troisième âyat de sourate Al-Anfâl, Allahu ta’âlâ déclare: “Comme tu es entre eux, Allahu taâlâ ne leur punira point!”, et on promit de ne pas affliger les tourments de l’Enfer jusqu’à la fin du monde. Cet âyat refute les Wahhabites qui prétendent que le Prophète nous quitta et changea en poussière.

Au cent trente-quatrième ayat de sourate Al-Bakar, c’est déclaré: “Lorsque nous dîmes aux anges de se prosterner à Adam, ils se prosternèrent. Seulement Iblîs [Satan] ne se prosterna point”. Cet âyat commande de révérer Hadrat Adam. Le Satan n’obéit pas à ce commandement en refusant de révérer autre qu’Allah et en insultant les Prophètes. Et les Wahhabites aussi sont dans la voie de Satan. Le père, la mère et les frères de Hadrat Yûsuf [Josephe] le respectèrent en se prosternant. Si révérer quelqu’un d’autre qu’Allah était l’infidélité ou le polythéisme, Allah n’aurait pas fait l’éloge de ses êtres aimés. D’après Ahl-i sunnat, se prosterner devant quelqu’un d’autre qu’Allah est harâm [défendu], parce que cette prosternation est comme celle d’ibâdat, mais pas parcequ’elle indique une salutation respectueuse.

Le satan apparaissait toujours à Raçoûlullah “sallallahu aleihi wa sallam” en guise d’un vieillard Nedjdien. Quand les infidèles se réunirent dans la place appelée “Dar-un-Nadva” pour prendre la décision de tuer Raçoûlullah, le Satan était apparu en guise d’un vieillard Nedjdien et leur avait montré comment le tuer. Et ils avaient dit qu’ils auraient fait ce que ce vieillard avait dit. Depuis ce jour-là le Satan s’appelle “Cheikh-i Nedji”. Dans son livre “Musâmarat” Muhyiddin-i Arabi dit: “Quand les infidèles de Kureyche restauraient la Kaaba, chacun des leaders des tribus avaient dit qu’il voulait remettre la pierre précieuse, appelée “Hadjar-ul-asvad” à sa place. Ensuite, ils dirent: “Faisons l’arbitre celui qui viendra le plus tôt ici demain matin, il la posera à sa place!”. Le lendemain, c’était Raçoûlullah “sallallahu aleihi wa sallam” qui vint le premier. Il avait alors vingt cinq ans. Ils dirent qu’il était sûr, fidèle et qu’ils suivraient sa parole. Raçoûlullah déclara: “Apportez un tapis et mettez la pierre dedans. En le tenant chacun par les bords soulevez-le jusqu’au niveau où la pierre est à déposer”. Puis, en prenant la pierre dans ses mains bénies, il la posa à sa place dans le mur. A ce moment-là, le Satan, apparut sous la forme d’un vieillard Nedjdien, montra une pierre et dit: “Prends cette pierre pour la soutenir!”. Il voulait ainsi que plus tard la pierre pourrie se détache et la Hajar al-aswad se déplace de son point d’origine. Comme ça tout le monde aurait dit que Le Prophète soit de mauvaise augure. Le Prophète d’Allah [paix et bénédiction soient sur lui] comprit cela et dit “A’ûdhu billâhi min ash-shaitâni’r-radjim”. Le Satan disparut aussitôt et s’enfuit. Hadrat Muhyiddin’i Arabî avait répondu au monde par cela que le satan était le “Cheikh-i Nedjdî”. C’est pour cette raison que les Wahhabites devinrent des ennemis de ce grand walî. Même, ils l’apellèrent “infidèle”. On comprend d’ici que le maître, le chef des sans madhhab est le Satan. Pour cela, ils détruisent les lieux sacrés, souvenirs de Raçoûlullah. Ils disent que ces lieux sacrés était du polythéisme, Allah ne nous aurait pas commandé de faire le pèlerinage. Et s’il l’était ainsi, Raçoûlullah n’urait pas embrassé la pierre “Hadjar-al asvad” en faisant le tawaf. D’autre part, on n’aurait pas prié en Arafat, en Musedélifé et n’aurait pas jeté la pierre en Minâ et on n’aurait pas couru entre Saphâ et Marwâ, et on n’aurait pas respecté tellement ces lieux sacrés.

Lorsque leur chef Sa’d bin Mu’az vint à l’endroit où Ansâr s’était réuni, Raçoûlullah déclara: “Levez-vous pour votre chef”. Ce commandement était pour révérer Sa’d. C’est une erreur de dire que Sa’d était malade et que cela avait été dit pour l’aider de descendre de l’animal, parce que ce commandement était pour tout le monde qui existait là et non pas pour quelques personnes. Sinon le Prophète n’aurait pas dit “votre leader”.

“Pendant son voyage et de pèlerinage, Abdullah bin Omar “radiallahu anh” s’arrêtait, pratiquait la prière rituelle et priait aux endroits sacrés où Raçoûlullah s’était assis. Il s’était béni de ces endroits. Il posait les mains sur le visage. Imâm-ı Ahmed bin Hanbal s’était béni en embrassant le Hudjra-i saâdat et son minbar. Les Wahhabites se disent, eux-mêmes, qu’ils sont de la madhhab Hanbalite, pourtant, ils appellent polythéisme ce que l’Imâm de cette madhhab fit. On comprend qu’ils mentent en disant qu’ils sont eux-mêmes de la madhhab Hanbelite. Imâm-ı Ahmed bin Hanbal mouilla la chemise d’Imâm-ı Chafiî et il se bénit de l’eau qu’il but et il s’en bénie. Halid ibni Zayd Abû Ayyub-al Ansâri passa le visage sur le tombeau béni de Raçoûlullah. Alors que quelqu’un vint pour le soulever, il dit: “Laissez-moi! Je ne suis pas venu pour la terre, pour la pierre! Je suis venu pour la présence de Raçoûlullah”.

“Ashâb-ı kirâm recevaient des bénédictions grâce aux ouvrages de Raçoûlullah, tels que l’eau dont il avait employée, sa sueur bénie, sa chemise, sa baguette, son épée, son socque de bois, son verre, sa bague et tout ce qu’il avait employé. Umm-i Salama, la mère des musulmans, avait un poil béni de Raçoûlullah. Quand un malade la visite, elle mettait le poil dans l’eau et elle la lui faisait boire. Les Compagnons versaient de l’eau dans le verre béni de notre Prophète et en buvaient pour préserver leur santé. On sentait l’odeur du musc du tombeau d’Imâm-ı Bukhâri. Ils en rapportaient de la terre pour se bénir. Personne, ni savant, ni mufti ne les en empêchèrent. Les savants de hadith et de fıqh le permirent. Mais les Wahhabites appellent cela l’infidélité et polythéisme”. La traduction du livre “Usul-ul Erba’a” se termine ici.

[Il y avait plusieurs awliâ’s et sulahâ [pl. de sâlih, pieux] au temps d’Ashâb-ı kirâm et de Tâbi’în-i izâm”. Tout le monde se bénissait et prenait leurs prières en les visitant. Il ne fallait pas alors recourir aux tombeaux et se bénir avec l’objet. A cette époque-là, si ces telles actions étaient rares, cela ne montre pas qu’elles étaient défendues. Si c’était défendu, on nous empêcherait de la faire, or, aucun savant ne l’interdit. Maintenant, à mesure que les Derniers Temps s’approchent, les marques de l’infidélité et les bid’ats [innovations] augmentent. Les ennemis de l’Islâm trompèrent les jeunes sous le masque d’hommes de religion, de science. Ce sont appelés “Renégat”. Ceux qui les trompèrent sous le masque d’hommes de science, sont appelés “Les bigots Scientifiques”, et de religion “Les bigots religieux”. Ceux-ci attisèrent cette catastrophe parce que l’impiété, l’apostasie servaient aux enragés agissant d’après leurs désirs sensuels et aux dictateurs. Le nombre des savants, walîs diminua. Aux derniers temps, ils ne sont point parus. Il a été nécessaire de ce bénir avec les tombeaux, les objets de l’awliâ. Mais, comme c’est arrivé dans toutes les affaires et ibadats, les hârâms [choses, actions défendues] sont melées à ceux-ci. Les savants islamiques déclarèrent unanimement qu’il ne fallait pas empêcher ces actes, lesquels sont mêlés mais loyaux, et qu’il fallait purifier les bid’ats interpolées dedans. Ce sont écrits dans le livre intitulé “Ad-durar-us-saniyya firrad-i al’al-Wahhabiyya”. Ceux qui l’auront lu, n’auront aucun doute. Ce livre a été publié en 1319 et 1347 de l’Hégire en Egypte et republié en offset en 1395 de l’Hégire [1975] à Istanbul].

CONCLUSION

Tous les attributs du Tout-Puissant apparaissent et se manifestent chez toutes les créatures et dans toutes les substances. Par exemple, comme il s'y manifeste les attributs de compassion et de grâce, il y en a aussi ceux de colère et de torture. IL crée des profits, des utilités et des dommages dans chaque matière et en tout. L'homme qui estime comme utiles les choses qui ont le plaisir et le goût se trompe. Comme Allah, Le Tout-Puissant, est très miséricordieux a envoyé des Prophètes, IL a communiqué les utilités et les dommages de tout et IL a commandé de pratiquer les choses utiles et a prohibé de faire ceux qui sont nuisibles. IL a nommé ces commandements comme "Obligations [Fard] et "Prohibitions" [Haram] et "Ici-bas". Tous ces commandements et interdictions sont appelés "Shari'a". Le commandement "Evitez d'Ici-bas!" signifie "Evitez des prohibitions!". Le deuxième sens du mot d'"Ici-bas" signifie la vie avant la mort. Aucun des goûts, des plaisirs d'ici-bas n'est prohibé. Ce qui est prohibé, c'est de les pratiquer, d'en profiter nuisiblement. Leur utilisation d'une manière utile est une obilgation ou une tradition [sunna]. Les choses que chaque organe, choque coeur et l'âme èprouvent plaisir et goût sont différentes.

Tous les membres de l'homme sont sous le commandement du coeur. Ce coeur que nous appelons l'esprit n'est pas visible. C'est une puissance qui existe dans le morceau de viande appelé coeur.

L'âme charnelle se plaît beaucoup à commettre des choses défendues. Le satan et l'âme charnelle d'un côté, le mauvais ami avec ses paroles et écritures mauvaises et la radio et la télévision de l'autre côté trompent l'homme et poussent l'esprit à commettre das actes prohibés.

Quelqu'un qui a "la foi" dans son coeur, c'est-à-dire, celui qui croit que Muhammed "paix et bénédiction soient sur lui" est le Prophète est appelé "Musulman". Un Musulman doit pratiquer tous ses actes convenablement au Shari'a de Muhammed aleihissalam et il doit apprendre ce Shari'a par les livres écrits par les savants d'Ahl-i Sunna. Il ne faut jamais lire les livres religieux écrits par les sans-madhab. Au fur et à mesure qu'il suit, qu'il vit convenablement au Shari'a, il n'aimerait pas ici -bas, c'est-à-dire les choses prohibées. Quand le désir de commettre des actes prohibés quitte son coeur, l'amour Divin le remplace. C'est comme l'air qui remplace tout de suite l'eau quand on la vide dans une bouteille. Dans un tel coeur, il y arrive des organes de sens que nous ne connaissons pas. Il voit tout et portout dans le monde et voit aussi la vie tombale. Il peut entendre la voie partout. Sa chaque prière et prière rituelle sont acceptables. Il vit heureusement et calmement.

Quatre fois de l’élargissement de Masjid an-Nabî

mescidi-nebi)

  1— Bâb [Bâb, signifie la portière.] as-Salâm
  2— Bâb al-Jibrîl
  3— Bâb an-Nisâ
  4— Bâb ar-Rahma
  5— Bâb at-Tawassul
  6— Shakabat as Sa’âda
  7— Hujrat as-Sa’âda
  8— Muwajahat ash-Sharîfa
  9— Mihrâb an-Nabî
10— Mihrâb al-othmânî
11— Place couverte de Sable

 

SOYONS "BON", FAISONS TOUJOURS DU BIEN!

Allâhu ta’âlâ aime l’homme qui est bon. Celui qui essaie d’avoir la satisfaction d’Allâhu ta’âlâ est appelé “Sâlih”, ou, “bon”. Celui qui a eu la satisfaction d’Allâhu ta’âlâ est appelé “Walî”, ou au pl. “Awliyâ” [Saint, Elu]. Le Walî qui s’efforce pour que les autres aussi soient “bons” est appelé “Murchide”. Il faut être bon envers Allâhu ta’âlâ ainsi qu’à notre Hadrat Prophète et qu’à tous les êtres humains pour être un homme bon. Quiconque qui n’a pas l’un de ces trois bontés, ne peut pas être appelé “bon”. Etre bon envers Allâhu ta’âlâ signifie croire qu’IL existe, et qu’IL est unique et qu’IL a créé tout, a fait tout. C’est Lui seul qui veut, qui crée et qui fait exister tout ce que font tous les hommes, tous les êtres vivants, toutes les matières, tous les corps et toutes les forces inanimés. Etre bon envers Muhammed aleihissalâm signifie croire et “avoir la foi” qu’il était le Prophète d’Allâhu ta’âlâ, qu’il était le supérieur, le plus grand et le plus estimé de tous les Prophètes et de tous les êtres humains et qu’il parlait, à chaque parole, de la part d’Allâhu ta’âlâ et lui obéir le suivre. Ses paroles bénies sont appelées “Hadîth-i sharif”. Il faut apprendre bien ses paroles, ses conduites, ses bonnes moeurs, ses actes et ce qu’il a estimé bon ou mauvais pour pouvoir lui croire et le suivre. C’est à dire, il faut de la “science” (ilm).

Les connaissances nécessaires pour un musulman sont appelées les “sciences islamiques”. Les connaissances islamiques se divisent en deux parties. Celles-ci sont: les “connaissances religieuses” et “connaissances scientifiques”. Les connaissances religieuses aussi se divisent en deux: “Connaissances corporelles” et “connaissances de foi”. Les connaissances corporelles concernent les [fard], choses utiles et nécessaires de faire, et les [haram], choses mauvaises et interdites de faire. Les connaissances religieuses ont été communiquées par Muhammad aleihissalâm. Celles-ci sont appelées l’“Islâm”. Les connaissances corporelles sont appelées “Ahqâm-ı ilâhiyya” ou “connaissances de charî’at”. Les savants qui ont bien appris et bien enseigné l’Islâm et qui l’ont expliqué dans leurs livres sont appelées “les savants Ahl-i sunna”. Les savants Ahl-i sunna ont pris ces sciences du “Qur’ân-al karîm” et des “Hadith-i sharîf”, et ils n’y ont pas ajouté leur propre opinion. Ceux qui y ont ajouté leur propre compréhension et opinion sont appelés “ahl-i Bid’at” ou “réformistes en religion”, c’est à dire, hérétiques ou déviés. Les savants Ahl-i sunna sont des murchides qui se sont élevés au niveau d’”ijtihâd”. Ils ont aussi les connaissances scientifiques existant à leur époque.

Quiconque qui est présent en compagnie (suhba) d’un Murchid-i kâmil (guide sprituel) et qui entend les connaissances de charî’at apprend le charî’at et ainsi qu’il a de lumière (Nour) qui se répand du coeur béni de celui-ci. La profusion de ces lumières est appelée “fayz” (l’abondance, le progrés, résultat heureux). De même que le soleil répand toujours des lumières que nous voyons, il répand aussi des rayons que nous voyons, il répand aussi des rayons que nous ne voyons pas et appelés “rayons ultraviolets” ou “rayons infrarouges”. Il y a aussi des rayons “Laser”, des “Rayons Röntgen”, “Rayons cathodiques”, “Rayons de la Mort”, lesquels nous ne pouvons pas voir. Ils ont des sources qui les produisent. Il y a aussi de rayons invisible que jaillissent toujours du coeur béni de Raçoûlullâh. Ces rayons, ces lumières sont appelés “Nour”. Les coeurs d’Ashâb-ı kirâm, c’est à dire, de ses compagnons, ont eu suffisamment de ces lumières au fur et à mesure de leur capacité et de leur compétence. La compétence de quelqu’un est à mesure de son obéissance au charî’at. Chacun d’Ashâb-ı kirâm était un savant Ahl-i sunna. Chacun a eu des lumières et des profusions arrivés chez lui-même dans la mesure de quantité de sa foi et de son amour pour Raçoûlullâh. Comme Abû Bekr-i Sıddîq avait plus de foi et d’amour que les autres, il a eu plus de fayz que les autres. Aimer quelqu’un veut dire qu’aimer ceux qu’il aime, et que ne pas aimer ceux qui le tourmentent, et que le suivre dans toutes ses affaires et que rendre des services. Le coeur humain est comme le corps phosphorescent. Il émet les lumières qu’il reçoit. Les lumières émises par les coeurs d’Ashâb-ı kirâm sont entrées dans ceux des amants par l’intermédiaire de Tâbi’în. Tellement, les amants de chaque siècle ont appris le charî’at par leur murchide ainsi qu’ils ont reçu de la fayz.

Si quelqu’un a le coeur rejoint au celui de son murchide et aux fayz arrivées de Raçoûlullâh, il renforce sa foi. Son obéissance au charî’at et ses pratiques d’ibâdat deviennent faciles et doux. Son nafs (son âme charnelle) renonce à commettre des péchés et avoir de mauvais désirs. Quoique son aql (l’intelligence) soit occupée du commerce, de l’agriculture, du gain permis, de la science, de l’art, du droit, du jihâd, de l’astronomie et des autres affaires mondaines, et bien qu’il résolve les problèmes des autres, son coeur n’en a aucun de ceux-ci. Il fait ses prières, tout et toutes les bienveillances parce qu’Allâhu ta’âlâ a ordonné de les faire. Il n’a aucun autre intérêt. Il reçoit dans le coeur des connaissances sprituelles. Sayyid Abdulhakîm-i Arwâsî “rahmatullahi aleih” était un tel murchide. Ses réponses données sur les connaissances de foi et de fıqh et sur toutes les professions et sur toutes les sciences étaient admirées par tout le monde. Les connaissances religieuses et scientifiques acquises par étudier sont appelées “ilm” (la science). Les connaissances arrivées au coeur du murchîde sont appelées “Suhuhûd” ou “Ahwâl”. Shuhûd d’Allâhu ta’âlâ lui-même et de Ses Attributs est appelé “ma’rifat”. Ma’rifat d’Allâhu ta’âlâ, c’est comprendre qu’il n’existe rien autre que Lui, et que âlam, c’est à dire, toutes les créatures, ne sont pas existantes, et qu’elles ne sont que d’apparences comme sur le miroir. Ma’rifat de ses attributs signifie comprendre qu’ils ne ressemblent à rien. Ces deux ma’rifat sont appelés “Ma’rifat-ullah” ou “Fanâ-fillah” [V. Glossaire]. Celui qui possède cette connaissance (ma’rifat) est appelé “Ârif” [voir ce mot]. Ârif, le connaissant, ne peut faire de mal à personne. Il fait taujours de la bienfaisance à tout le monde. Il devient un préféré d’Allâhu ta’âlâ et un murchide. Il émane soit les connaissances de charî’at, soit de la fayz. Les sciences émises par lui ne sont pas appelées “murchide”. Murchide, c’est celui qui émet la science. C’est à dire, le murchide signifie un “parfait homme”. C’est un musulman perfectionné utile à tout le monde, à sa patrie, à son peuple. Pour recevoir de fayz de murchide, il faut connaître bien le charî’at et le suivre. Par exemple, si une femme veut suivre le charî’at, il faut qu’elle se recouvre la tête, les cheveux, les bras, les jambes qund elle sort dehors, et qu’elle ne les montre aux hommes étrangers et qu’elle se recouvre toutes les parties de son corps autre que le visage et les mains. Celui qui ne suit pas le charî’at ne peut pas recevoir de fayz. Et, il est communiqué aussi qu’il pourrait aller à l’Enfer, s’il n’avait pas de tawba (conversion, le retour à Allâhu ta’âlâ; résipiscence). Il faut comprendre bien la perfection du murchide, lui croire et l’aimer tellement pour que le coeur ait de ces fayz. Celui qui l’aime tellement, possède ces fayz quand il lit ses livres aussi. Quelqu’un qui a eu la capacité de recevoir de fayz en étant en compagnie (ou suhbat) de murchide ou en lisant ses livres, peut en recevoir aussi quand il fait du “râbıta” (lien) du loin au murchide, c’est à dire quand il se rappelle de son visage, quand il l’imagine le visage. Il en recevra aussi quand il aura visité les tombeaux des murchides de diverses époques.

 

GLOSSAIRE

abad (opp. azal)=la pré-éternité

‘âbid=l’homme pieux.

abrâr=les justes, autre degré de la hiérarchie des Saints.

Abû Bekr-ı Sıddık (Radiallahu anh)=Premier Calife de l’Islâm.

Ach’ari=L’une des deux sectes conformistes en foi

adab=la bienséance dans le comportement avec Allâhu taâlâ et avec autrui.

adhan=l’appel à la prière.

adilla-i char’iyyâ=Les quatres sources où se basent les règles de l’Islâm: Le Livre (Qur’an al-karîm) la Sunna, qıyâs al-fuqahâ et ijmâ al-umma.

ahl=peuple, membre,

Ahl-i Bayt=Les proches parents de Raçoûlullah.

Ahl-i sunna (wâ jamâ’at)=Les bons musulmans qui suivent sahâbatalkirâm (Compagnons de Muhammad aleihissalâm). Ils sont appelés aussi les Musulmans Sunnites. Un musulman d’ahl-i sunna s’adapte à une de quatre madhhabs. Elles sont Hanefite, Mâlikites, Chafi’ite et Hanbalite.

ahkâm=principes, essentiels règles

ahkâm al-char’iyya=principes de l’Islâm.

akhira=la vie dernière, future, par oppossition à la vie de ce monde

âlam=le monde, celui d’ici-bas et celui de l’au-delà (les deux mondes)

‘âlim=(pl.ulamâ)=savant en Islâm; savant en matière religieuse (ou scientifique).

allâma=érudit, savant de haut degré

amîr=commandant, gouverneur

Amîr-al-Mu’minîn=Calife des musulmans

Amr=les commandements positifs divins.

Ansar=Compagnons de Raçoûlullah “sallallahu aleihi wa sallam” qui étaient à Medine où à proximité.

aql=l’inteligence, la raison

‘arıd=(pl. awârid)=ce qui survient inopinément, pouvant engendrer le trouble et distraire l’attention.

‘ârif=le connaissant

‘asl=(pl.usûl)=principe, origine

awliyâ=saint musulman

âyat=verset du Qur’an al-karîm

azal=(opp.abad)=la post éternité

Bani Isrâêl=les enfants d’Israêl

baqâ=la subsistance, notion correlative à l’annéantissement (fanâ) et suggérrée comme lui par le Qur’an al-karîm.

bassar=la vue

bassîra=la clairvoyance

bâtin=Ce qui est intérieur, cache par opposition à ce qui est extérieur, manifeste (zâhir).

bid’at(t)=dogmes religieux érronés qui n’existent pas dans les quatres sources de la religion et qui furent exposés après la quatrième. Tous les bid’ats sont hérétiques, devies.

bidâya (pl. bidâyât)=début, commencement.

chahada=profession de foi, témoignage, martyre.

Chi’ite=sécte hérétique

Chafâ ’at=intercession.

Charh=commentaire

Charî’at=la Loi divine, révélé dans le Qur’an al-karîm, complétée par la Sunna et le consensus de la Communauté, qui régit la vie de tout bon musulman. Sa pratique est la base de toute vie sprituelle qui pour être authentique et féconde, droit unir indissolublement charî’at et haqîqa.

chirk=l’associationnisme, péché majeur contre l’unicité divine.

chubha=le doute et aussi ce qui est de licéité douteuse, dont on doint s’abstenir.

chukr=la gratitude

dalâla(t)=hérésie

dhât=l’essence, par opposition aux attributs (siifât)

dhikr=se rappeler Allâhu ta’âlâ, avoir Allâhu ta’âlâ présent à l’ésprit et au coeur.

dunyâ=Ce bas monde, par opposition à âkhira.

emân=(voir amn)

façiq=pécheur

fanâ=l’anéantissement, notion correlative à la subsistance (baqâ) et suggérée dans le Qur’an al-karîm. C’est la disparition de tout ce qui n’est pas Allah, non par sa destruction, mais par la prise de conscience de son inconsistence

faqîh=(pl. fuqahâ)=savant, âlim en fıqh.

faqr=la pauvreté

fard=obligation; précepté religieux préscrit formellement aux croyants; choses qu’Allâhu ta’âlâ ordonne clairement dans le Qur’an al-karîm.

fath=l’un des cent quatorze chapitres du Qur’an al-karîm.

fatwa=sentence juridique ou religieuse donné par une autorité religieux.

fıqh=science de Droit Religieux Islamiques; connaissances qui indiquent ce qu’il faut faire et ce dont on doit se mefier; les commandements et les interdictions.

firâsat=la sagacité

fitna=la tentation

fur’û-i din=branche des connais-sances religieuses; ibâdat que l’on doit rendre avec le coeur et le corps.

futuwwat=la générosité du coeur.

gazâ=guerre sainte

ghaflat=la négligence, l’insouciance

ghayb=l’Invisible

ghayba=l’absence.

ghusl ou gossal=ablution de tout le corps

Hadîth=ensemble de traditions sur Raçoûlullah constituant une loi de tradition orale.

hadj=pélérinage à la Mecque

hadra=la présence

hâl=l’état mystique, imprévisible et instable, caractéristique des initiations divines dans la voie passive.

hâlal=ce qui est licite.

harâm=action où quelque chose défendues de faire par la religion; ce qui est illicite.

Haqq=le Réel, Allâhu ta’âlâ

hanafîte=quelqu’un qui suit la madhhab établie par Imâm-ı a’zam Abu Hanîfa, l’une de quatre école du droit musulman sunnite.

hayâ=la pudeur

hayât=la vie

Hedjaz=Région sur la péninsule arabe.

hidjrî=de l’Hégire

hijâb=le voile

hikmat=la sagésse

himmat=la préoccupation

houlûl=habitation divine dans l’âme.

hubb=l’amour

hujja=la preuve, l’argument

ibâda(t)=culte qu’on doit pratiquer du coeur ou avec le corps.

ibâra=l’expression clair et adéquate

ihsan=le bien-agir.

ijmâ=unanimité, consensus

ijmâ’al-ummat=consensus de la Communauté.

ijtihad=le fait de faire effort; capacité à comprendre les sens cachés, tels que les comman-dements, interdictions dans le Qur’an al-karîm; un effort personnel de réflexion.

ikhlâs=la sincérité; la qualité, l’attention ou l’état de faire tout seulement pour l’amour d’Allah

ilâhi=divin

ilhâm=l’inspiration

ilm=(pl.ulûm)=la science, qui repose sur des preuves et enlève l’ignorance.

‘imâm=celui qui est pour mission d’éclairer et de guider les autres

imâm de madhhab=nom donné aux docteurs sunnites qui fondèrent les quatre école-juridigiques de l’Islâm.

îmân=foi, croyance en tout ce qu’Allâhu ta’âlâ nous a ordonné croire par l’intermédiaire de Son Prophète bien-aimé (sallallahu aleihi wa sallâm).

irâda=la volonté

i’tiqâd=foi, croyance

ittilâ=l’information

jamâ’a (t)=communauté; tous les croyants dans une mosquée.

Jibrîl=l’archange Djébrail (Gabriel) aleihissalam.

jihâd=le combat, la guerre sainte contre les ennemis de l’Islâm, l’âme charnelle et le démon.

jizya=tribut, impôt payé par les non-musulmans.

kachf=le dévoilement

kâfir=infidèle, incrédule

kalâm=théologie; Parole

kalîmullah=Celui qui entend la parole d’Allâhu ta’âlâ

Kâmil=parfait

kamâl=perfection, exellence

karâmat=l’honneur dont Allâhu ta’âlâ gratifie

khâliq=Créateur

khoutba=sermon de Vendredi

Khalq=nom collectif désignants les hommes, créatures d’Allahu ta’âlâ

Khuchû=l’humilité.

Khuluq (pl.akhlaq)=le caractère, les bonnes moeurs.

Khurûj=Exode

Khusûma=la querelle.

madhhab=Ecoles

juridico-islamiques

makrûh=action, chose interdite de faire par les hadiths.

ma’nâ=le sens, la signification, ce que l’on vise.

maqâm=la demeurre, la station

ma’rifâ=la connaissance, qui n’est pas une gnose résérvée à une élite.

masjid=la mosquée

Masjidal-Harâm=la grande

mosquée à la Mecque

Masjid-an-Nabawî=mosquée à Médine.

ma’siyya=la désobéissance aux commandements d’Allâhu ta’âlâ.

medressa=collège islamique

minnat=le bienfait, la faveur d’Allâhu ta’âlâ.

Mi’râdj=L’ascension de

Raçolûlullah.

misk=la plus agréable odeur.

Mizân=balance, au jour du

jugement dérnier.

mubâh=action ou chose ni

ordennée ni déffendue de faire

muchrik=polythéiste, idolâteur.

mudarriss=professeur, enseignant à l’université ou au médressa

muftî=docteur de la loi

musulmane.

muhâjir=l’homme qui devint musulman à la Mecque avant d’être capturé.

muhâssaba=l’examen de consience

mu’djiza=le miracle des Prophètes “aleihimussalâm”

mudjtahid=le grand savant capable de faire l’idjtihad.

mu’min=croyant, musulman

munafıq=hyprocrite

murtad=renégat

mu’tazila=l’une des sectes égarés de l’Islâm

Nabî=Prophète

nâfila=prière surérogatoire

nafs=l’âme charnelle.

namaz=(salât); la prière rituelle faite cinq fois par jour.

nasîha=le bon conseil qu’on doit donner à autrui.

nass=terme général pour un âyat ou hadith.

na’t=la qualification, la qualité, la description.

nihâyat=la fin

nikâh=l’acte de mariage islamique.

ni’mât=la faveur divine, la grâce, le bien.

nubuwwat=Prophètie.

qader=destin

qadîm=éternel

qalb=le coeur.

qıyâs=analogie

qiyâs=(al fuqahâ)=conclusion faite par un mujtahid en comparant une affaire non-précise à celle qui est citée clairement par les nass ou idjmâ.

qıyâs-mantıqî=syllogisme.

quds=la sainteté

Quraiche=Communauté Arabe de Quraiche, les ancêtres de notre Prophète “sallallahu aleihi wa sallâm).

qurb=la proximité

Rabb=Seigneur, Créateur, Eternel; Allâhu ta’âlâ.

Raçoûl=Envoyé, Messager d’Allâhu ta’âlâ.

Raçoûlullah: Muhammed aleihissalâm ; le Prophete d’Allah

rak’at=unité de salât

ri’âya=la vigilence

rida=la satisfaction

riyâda=mortification de sensualité, sensualité.

rûh=l’esprit

rukhsat=la dispense, dont on n’use que par tiédeur.

sabab=les causes, les moyens

sabr=la constance

sadjda=prosternation faite dans la prière rituelle.

salât=prière rituelle

sawab=récompense

sayyîd=un descendant de Hadrat Husein, le petit-fils de Raçoûlullah.

sidq=la vérité, la vérocité.

Sirât=Pont au jour du Jugement Dernier.

sourate=chapitre du Qur’an al-karîm.

suhba=la compagnie.

Sunna=la tradition de Raçoûlullah

Surûr=la liesse

tâ’at=l’obéissance

tafsîr=livre, science

d’interprétation du Qur’an al-karîm.

talfîk=l’unification.

taqwan=Génesis (lAncien Testament)

taqwâ=la piété.

taslîm=la soumission totale.

tasniya=Deutéronome dans l’Ancien Testament.

tawadu=la modestie.

tawakkul=s’appuyer sur Allâhu ta’âlâ.

tawba=la conversion, retour à Allâhu ta’âlâ.

tawhid=la profession de foi monothéisme, l’unification.

tasawouf=soufisme ou mysticisme défini par l’Islâm

ta’zîm=la révérence

‘ubûdiyya=le servage, la condition de serviteur.

umma’t=communauté, peuple

usûl-i din=la science qui concerne l’apprentissage des connaissances principales de la religion, les règles religieuses, méthode

wahdaniyya=l’unicité.

wahy=révélation faite à un Prophète par Allâhu ta’âlâ

wajd=l’extase

wajib=le nécessaire

walî=(pl. awliyâ)=le saint, celui qu’Allâhu ta’âlâ a pris en charge et placé sous sa protection spéciale

waqf=fondation pieuse à laquelle sont attribués des revenus déstinés à en assurer le fonctionnement

waqf=l’instant.

wara=le scrupule

wilâya=(pl. wilayât)=la sainteté

wujûd=la découverte, le fait de trouver, par opposition à la recherche (talab); existence.

wajibul wujûd=l’Etre Nécessaire

yaqîn=la certitude

zâhir=ce qui est extérieur, manifeste, par opposition à caché (bâtin)

zakât=le quarantième des biens de l’homme que l’on devrait faire don aux pauvres.

azal=(opp. abad)=la post éternité

zındîq=renégat, païen

zuhd=le renencement

Ya’djdj et Ma’djudj: II est écrit dans le Qur’an al-karîm que ya’djudj et ma’djudj étaient deux peuples méchants qui, à l’époque très ancienne, restèrent derrière une muraille et qui se répandront sur terre vers la fin du monde. Considérant que les recherches archéologique ont trouvé des cités enfouies sous terre et des fossiles marins sur les cimes des montagnes, cette muraille ne doit pas être à l’air libre et ces peuples ne doivent pas être nombreux aujourd’hui. On peut penser de fait que, de même que des milliers de millions de gens d’aujourd’hui sont issus de deux personnes, de même ces peuples se répandront sur terre se multipliant à partir de quelques personnes et personne ne sait où sont ces personnes.

 

University of Southeastern Philippines
College of Arts and Sciences
Bago-Oshiro, Davao City 9501
PHILIPPINES

HAKIKAT KITABEVI
Darüşşefaka Cad. No. 57
FATİH-ISTANBUL
TURKEY

Cher Frère Musulman,

J’ai reçu les livres. Je vous remercie beaucoup. Je suis très content car je sais qu’Allah a accepté mes prières (pour quelques livres sur l’Islâm). Quand je lus ces livres, j’appris des choses importantes que je ne connaissais pas du tout avant. J’ai lu beaucoup de livres auparavant mais je constate que vos oeuvres contiennent des choses vraiment importantes et faciles à comprendre. J’apprécie beaucoup l’auteur de ces livres et je prie à Allah afin qu’Il lui soutienne et lui récompense.

Cher frère, je vous prie de m’envoyer d’autres livres. Car je veux servir l’Islâm en l’expliquant aux gens. Il-y-a quelques ans seulement, j’étais le problème de la famille parce que je n’obéissais pas à l’Islâm. Mais quand mon père mourut, je décidai de me corriger. Je comprend maintenant que toute existence a une fin.

S’il vous plaît envoyez d’autres livres sur l’Islâm que vous jugez nécessaires pour nous. Puisse Allah vous bénir tous et vous soutenir afin que vous puissiez continuer à envoyer des livres au monde entier. Puisse Allah aussi augmenter les services de votre organisation. Merci beaucoup.

Votre soeur en Islâm,

NORAIDA S.DIWAN

 

K.NADIR
P.O.Box 10715
ST. THOMAS, VIRGIN ISLANDS
U.S. 00801

HAKIKAT KITABEVI
Darüşşefaka Cad. No. 57
FATIH-ISTANBUL - TURKEY

Très cher ami,
Assalamu alaikum

Après mes louanges à Allah, je prie pour que cette lettre vous parvienne en de bonnes conditions de santé. Depuis ma dernière correspondance avec vous, je ne puis m’empêcher de penser sur vous et vos oeuvres. Le savoir que j’ai pu tirer de l’édition Endless Bliss et de vos autres publications est vraiment immense.

D’autre part ce qui me parait formidable est le fait qu’au fur et à mesure qu’on lit ces ouvrages, nos connaissances augmentent. Je remarque qu’ils ne sont pas ouverts à tous, car les attaques contre l’imitation (taqleed) et les sectes (madhhabs) restent considérable. Récemment, J’ai quitté les Etats-Unis et j’habite maintenant aux Caraibes, plus précisément aux Virgin Islands. Les Virgin Islands sont une colonie des Etats-Unis.

Je voudrais bien que vous m’envoyez d’autres copies de la série Endless Bliss à partir du tome I, et aussi d’autres petits livres. Je suis très sûr qu’il-y-a dans cette région des frères qui jouiront de ces publications.

Je vous remercie d’avance et vous demande de prier pour moi et ma famille.

Was Salam

Khalid A. Nadir

 

 

Notre Prophète “sallallahu aleihi wa sallam” a communiqué: “La personne qu’Allah le Très-Haut apprécie le plus, c’est celle qui apprend sa religion et qui l’enseigne aux autres. Apprenez votre religion de la bouche des savants islamiques!”

Celui qui ne peut pas trouver un vrai savant doit étudier les livres des savants Ahl-i sunna et essayer de les propager. Un musulman qui a de la connaissance, de la pratique et de la sincérité s’appelle “savant islamique”. Si l’une de ces trois particularités n’existe pas chez quelqu’un qui fait semblant de savant est appelé “bigot ou religieux malfaisant”. Le savant islamique est le gardien de la religion, mais le bigot est le collaborateur du Satan[1].

______________

[1] La connaissance qui n’est pas acquise avec sincérité pour la pratiquer n’a aucune utilité. (Hadika). V.1. page 366 et 367 et (Maktubât) volume 1. lettres 36, 40, 59 et 157.